‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 56 sur 662 · LA COMPAGNIE N’A EN VUE QUE LES MINES · texte numérisé non relu

LA COMPAGNIE N’A EN VUE QUE LES MINES

Les associez, quoique tncertains de l'ouverture de la rivière, risquent leur argent pour faire valoir cette mine ct en descouvrir d'autres, et n’ont demandé, pour les indemniser de leurs frais, que la traite des menues pelleteries, qu'on leur a accordée.

La compagnie, composée d’honnestes gens connus pour tels par le Ministre, offre d'envoyer tel contrôleur qu’on voudra donner au sieur Le Sueur pour veiller sur sa conduite, ce qui fait cesser tous les inconvéniens qu’on luy objecte, tant au sujet du castor qu’au sujet des François, qui sont encore dans les bois, maigré les défenses.

Les habitans du Canada ne doivent pas se plaindre de ce qu'on a accordé au sieur Le Sueur la permission de traiter des menues pelleteries. Ils n'ont jamais esté dans les bois que pour traiter du castor. Ce voyage produira du moins un grand bien à la Compagnie du castor, car, le sieur Le Sueur ne prenant point de castor des Sauvages, ils seront obligez d'en abandonner insensiblement la chasse pour chercher d'autres pelleteries qui leur donnent les moyens de tirer de luy les marchandises dont ils auront besoin.

Les cinquante hommes, nécessaires pour la descouverte des mines, le sont aussi pour mettre l'establissement à l'abry de l'insulte des Sauvages, dont il faut toujours se défier, quelque laison qu'on puisse avoir avec eux.

VI,

ORDRE POUR PERMETTRE L'OUVERTURE DES MINES DE CUIVRE TROUVÉES DANS L'ÉTABLISSEMENT DE LE SUEUR,

Page 1