LES INJONCTIONS DES ANGLAIS SONT REPOUSSÉES
Copie de la réponse du commandant des troupes françoises sur l'Ohio à la lettre du gouverneur de la Virginie.
Monsieur,
Comme j'ai l'honneur de commander icy en chef, M. Washington m'a remis la lettre que vous ave; écrite au commandant des troupes françoises. J'aurois souhaité que vous lui eussiez donné ordre ou qu'il eût été disposé à aller jusqu'en Canada pour y voir notre Généru, à qui il appartiendra plus qu'à moi de mettre en evidence les droits incontestables du Roy mon maître sur les terres situées le long de l'Ohio et de réfuter les prétentions du Roy de la Grande- Bretagne à icelles.
Je ferai passer voire lettre à M. le marquis du Quesne. Sa réponse scra ma loy, ct, s'il m'ordonne de vous la communiquer, vous ne devez pas douter, Monsieur, que je ne vous la fasse parvenir en diligence.
Pour la réquisition que vous me faites de me retirer, je ne crois pas devoir y obéir. Quelles que soient vos instructions, les miennes sont d'être icy par l'ordre de mon général, et je vous prie, Monsieur, d'être persuadé que je tâcherai de m'y conformer avec toute l'exactitude cet la résolution qu'on doit attendre d’un bon officier.
Je ne sache pas qu'il se soit rien passé, pendant tout le cours de cette campagne, qu’on puisse regarder comme acte d'hostilité, ni comme contraire aux traités entre les deux Couronnes, dont la continuation nous intéresse autant et nous est autant agréable qu'aux Anglois. Si vous aviez bien
voulu entrer dans le détail des faits qui font le sujet de vos
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