Mars
AV RD „
De 4 h. à S h. du soir ÂV"RG
AV RD
En 24 heures ÂV~RG
Quoique moins accusées que dans les cas précédents les différences sont encore très considérables dans le premier examen : elles le sont moins dans le second.
L'ensemble de ces observations démontre que si dans quelques cas on peut ne pas observer de grandes différences entre le rapport aV des deux reins considéré pendant une demiheure ou une heure, et ce même rapport étudié dans les vingtquatre heures, il est beaucoup plus fréquent d'observer des écarts très considérables entre ces deux rapports. Les courbes ci-jointes, ainsi que toute la série des tracés que nous donnerons plus lom,
CONCENTRATION MOLÉCULAIRE
montrent que les écarts observés entre U^s dilléreutcs iieures sont (lus surtout h la variabilité du fonctionnement du rein sain dont le point A et la quantité varient beaucoup, tandis que la quantité et le A du rein malade varient peu dans les dill'érentes beures. Nous retrouvons encore ici la loi générale de constance relative dans le fonctionnement du rein malade.
D'après ce qui précède, on ne peut accorder à la comparaison du aV des deux reins, faite pendant un court espace de temps, qu'une confiance très limitée. Il y aura tout avantage à prolonger l'examen pendant le plus longtemps possible, mais il faut savoir (|ue t7iéme la coinparaison établie pendant vingt-quatre heures ne peut nous indiquer avec précision le rapport réel de la diurhe moléculaire des deux reins.
Le AV des deux reins comparé à la quantité d'urée mesurée en centigrammes.
Dans trente-trois cas différents nous avons fait 46 fois la comparaison du rapport au double point de vue du aV
et de la quantité de centigrammes d'urée excrétée par chaque rein <lans l'unité de temps. Presque constamment les difl'érences entre les deux reins s'accusent dans le même sens pour le A et pour l'urée, c'est-à-dire, que si le aV d'un rein est supérieur à celui .le l'autre, il en est de même de la quantité de centigrammes d'urée sécrétée par ce môme rein. Voici le résultat de nos observations à ce point de vue.
VariaLioiKs du AV el, un'-e cenUgrammes dans
le mrrae sens " 90 ;o „
... cas. 42 examens.
vanaUons en sens inverse (olis. 73, 78 81 ^-■t^OO) '. . . 4 - 4 -
L'écart dans le raport urée-volume entre les deux reins est bai)ituellement plus considérable que celui du A V. Nous avons trouvé" :
ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS
Écart plus considérable du AV 6 cas.
— duL'V 20 —
Égalité d'écart '
Écart variable suivant l'examen '* —
Il est intéressant de remarquer que les différences dans les deux rapporls A et urée semblent être habituellement plus fortes lorsque la lésion est grave que lorsqu'elle est légère.
Sur onze cas de lésions rénales légères (obs. 3, 4, 9, 13, 14, 18, 73, 87, 96, 78, 114) nous trouvons :
Égalité ou petite différence des rapports AV et UV. . . 9 cas. Forte différence des rapports AV et UV 2 —
Dans les vingt et un cas de lésions rénales graves qui correspondent aux observations 11, 12, 19, 27, 34, 50, 74, 77, 81, 82, ! 83, 93, 101, 102, 104, 106, 110, 112, 121, 122, 128, nous cons- ^ tâtons : |
Peu de difTérence ou variabilité des rapports AV et UV . 7 cas. Forte différence 1-t
Déduction faite des observations 12 et 19 à lésions rénales
doubles, et des numéros 27 et 81 à rapports variables, nous trou- À
vous que sur 17 cas de lésions rénales graves la différence entre 1-
les rapports des deux reins est plus grande pour l'urée que pour i
le A. J D'après ces résultats, on est autorisé à penser que, lorsque les ^ lésions rénales sont peu importantes, les rapports aV et urée V se suivent d'assez près. Lorsque, au contraire, les lésions sont :i graves, la différence est souvent plus grande pour l'urée. Ceci j revient à dire que, lorsqu'un rein est gravement atteint, il est fré- -i quent d'observer que sa diurèse moléculaire totale est relativement fj supérieure à son excrétion d'urée. '
CONCENTRATION MOLECULAIRE
Le AV comparé à la quantité de chlorures mesurée en centigrammes.
D'une manière générale le rapport des chlorures en centiii'rammes des deux urines varie dans le même sens que les rapports aV : il en était ainsi 26 fois sur nos 31 observations.
Contrairement à ce que nous avons vu pour l'urée, l'écart NaClV entre les deux reins est habituellement moindre que l'écart aV : c'est ainsi que nous trouvons :
Écart de NaCl moins grand que AV 22
— — plus grand que AV ;> .
— — semblable à AV 4
11 importe de remarquer que lorsque les reins sont atteints d'altérations graves on observe souvent que l'écart des chlorures est moindre que celui des A. C'est ce que nous avons constaté 13 fois sur 20. On peut même voir le aV du rein malade être notablement inférieur à celui du rein sain alors que la quantité de chlorures éliminée est la même des deux côtés ou même supérieure du côté malade (obs. 73, 74, 96, 106). On peut d'ailleurs observer des différences peu marquées dans les rapports des chlorures et du aV, aussi bien dans les cas de lésion rénale peu importante que lorsque les lésions rénales sont graves.
D'après ces résultats on peut dire que, contrairement à ce que nous avons vu pour l'urée, lorsqu'un rein est gravement atteint^ sa duirèse moléculaire totale est, le plus souvent, relativement inférieure à son excrétion en chlorures.
AV comparé aux phosphates.
Nous verrons bientôt que, d'une manière générale, la quantité de phosphates contenue dans l'urine présente des variations analogues à celles de l'urée. Pour comparer les rapports des deux reins au point de vue du aV et de la quantité absolue de
ALBARUAN. — Exploration rénale. 26
ÉTUDE DES URINES SÉPARl'ïES DES DEUX REINS
phosphate éliminée, nous ne possédons que sept observations personnelles. Cinq fois nous voyons l'écart des phosphates être notablement plus important que celui du aV (obs. 34, 74, 104, 106, 122), une fois l'égalité des rapports (obs. 121), et une autre fois, dans Tobs. 105, l'écart des phosphates, être légèrement moindre. Ce nombre trop restreint d'observations ne nous permet pas de fixer des règles générales, mais nous pensons que, dans la diurèse moléculaire totale d'un rein malade, l'élimination des phosphates correspond à celle de l'urée et varie dans le môme sens que cette dernière.
La longue étude que nous avons faite du point A comparé des deux reins lorsqu'un seul ou les deux organes sont malades nous amène aux conclusions suivantes :
1° Presque constamment le A des urines du rein seul malade ou du rein le plus malade est plus élevé. Exceptionnellement la polyurie du rein sain peut déterminer de son côté un chiffre plus bas du a;
2° Le aV comparé des deux reins donne des chiffres de rapport plus conformes à la réalité de l'élimination moléculaire des deux reins. Même en comparant le aV des deux reins on peut obtenir des chiffres meilleurs du côté malade;
3° La polyurie du rein malade pouvant modifier son A et le -^V, il convient de tenir compte du facteur polyurie et comparer les deux reins à la fois au point de vue de la quantité d'urine et du A sans se contenter de comparer les deux aY;
4° Lorsque le rein qui sécrète le plus d'urine présente en môme temps un A plus élevé, ce rein est le meilleur;
3° Lorsqu'il existe une lésion importante dans l'un des reins et que le congénère est sain ou presque sain, la dilférence des deux A est habituellement considérable ;
6° Lorsque la lésion est unilatérale, mais peu importante, ou lorsque les lésions sont bilatérales, et peu différentes, l'écart des deux A est également minime;
7° Le rapport du A ou du aV des deux reins varie dans les différentes heures de la journée et ses A'^ariations sont surtout dues
TOXICITÉ uniNAlRE COMPARÉE DES URINES DES DEUX REINS 403
à ce que le rein sain présente, suivant les moments, des écarts considérables dans son fonctionnement ;
8° Le A du rein malade, ou son aV, présente moins de variations que celui du rein sain ;
9° On ne peut déduire le rapport des deux A ou des deux aV en vingt-quatre heures, de ce môme rapport pris pendant un quart d'heure, une demi-heure ou même deux heures ;
10° Les examens comparés des A sont généralement d'autant plus exacts que la comparaison est faite pendant un plus long espace de temps ;
11" La comparaison du A des deux reins et de l'urée ou des phosphates par litre, ou celle du aV avec l'Ur. V et PhOV., montre que leurs variations se font habituellement, mais non constamment, dans le même sens ;
12° Les écarts des deux reins en urée et en acide phosphorique sont habituellement plus grands que ceux des deux aY ;
13° Il n'est pas rare d'observer une discordance entre le A et le NaCl par litre, ainsi qu'entre le aV et le NaClV. Dans ces cas l'écart des deux A est habituellement plus grand que celui des deux chlorures ;
14° La diurèse moléculaire totale du rein malade par rapport à celle du rein sain est habituellement supérieure à celle de l'urée et inférieure à celle des chlorures.