‹ Exploration des fonctions rénalesChapitre 2 sur 156 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

logie pathologique des affections rénales chirurgicales et montrer comment, par ces études, le diagnostic arrive à une précision jusqu'alors inconnue.

Les persévérants efforts de Casper et Richter en Allemagne et les nôtres en France ont eu ce premier résultat, de faire connaître l'utilité des recherches de physiologie comparée des deux reins. Mais cette vaste étude n'est encore qu'ébauchée et il devient nécessaire de s'élever contre la tendance actuelle h trop simplifier les phénomènes pour se dispenser de les approfondir : la séparation des urines des deux reins par le cathéterisme urétéral , ou par tout autre moyen, ne résout pas tous les problèmes de la pratique; elle en suscite au contraire de nouveaux en nous permettant une analyse plus précise de la sécrétion rénale. Pour bien comprendre les résultats déjà obtenus par l'exploration des fonctions rénales et pour s'orienter dans de nouvelles recherches, il est indispensable de bien connaître l'ensemble des travaux modernes.

L'augmentation de nos connaissances et la nécessité de la divi sion du travail ont accentué encore dans ces dernières années la séparation séculaire entre la Médecine et la Chirurgie, et des progrès mêmes de ces deux sciences sont nées les spécialités. Mais si, parmi celles-ci, il en est une qui nécessite chez celui qui s'y adonne une culture générale étendue et des connaissances médicales dont le domaine dépasse de beaucoup la sphère anatomique de l'appareil en cause, c'est bien l'étude des maladies des voies urinaires et de la pathologie rénale.

Dans ce domaine, plus que dans tout autre, s'impose l'intime alliance du Médecin et du Chirurgien, et cette collaboration médico-chirurgicale à laquelle nous convie, avec toute l'autorité et toute l'influence de son enseignement oral et écrit, le Professeur Dieulafoy. Malgré de si louables efforts, médecins et chirurgiens restent encore trop souvent, au grand dommage de la pathologie du rein, étrangers les uns aux autres. Et cependant, par sa parole et par l'exemple de ses propres travaux, mon maître Guyon a

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