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Cités par Pavy. Urodie cl Siau

3. ViEtisuMA. Oricr dan aanl van dcn |diIorid/,ine dialicLcs in vcrlmud incl Iml

EXPLORATION DES FONGTIOxNS RÉNALES

ridzine est déjà éliminée lorsque la glycosurie persiste encore; cet auteur croit aussi à l'origine rénale du sucre, la glycosurie étant déterminée par une légère lésion rénale.

Le mécanisme intime de la formation du sucre est inconnu. Minkowski a fait à ce sujet une ingénieuse hypothèse : la phloridzine se dédoublerait au niveau du rein en phlorétine et en sucre ; pendant que le glycose est éliminé par l'urine, la phlorétine est résorbée et, se combinant avec le sucre du sang, elle reconstitue la phloridzine. Cette hypothèse nous parait peu probable : on connaît bien les phénomènes de dédoublement dans l'économie des corps absorbés, mais la reconstitution par synthèse du corps primitif, après son dédoublement, ne présente guère d'analogie.

D'après Pavy, Brodie et Siau, la glycosurie phloridzique est due à l'action spécifique exercée sur les cellules des tubes du rein; cette action permet aux épithéliums d'acquérir le pouvoir de produire le sucre. Ces auteurs pensent que sous l'influence de la phloridzine ces cellules exercent une action catabolitique sur » quelque chose » contenu dans le sang, dont le résultat est la libération de la dextrose; cette action est comparable à celle des cellules de la glande mammaire qui mettent la lactose en liberté.

Quoi qu'il en soit il paraît certain que, sous l'influence de la phloridzine, le sucre peut se former ailleurs que dans le rein. Levenne admet que, lorsqu'on injecte de la phloridzine, on trouve du sucre dans la bile et dans le lait. Lépine a contesté ces résultats qui ont été confirmés par Delamare. Ce dernier auteur a trouvé plus de lactose dans le lait après l'injection sous-cutanée de phloridzine; il pense aussi avoir constaté la présence du sucre dans la sueur.

Porcher ' a récemment repris cette question. Il rappelle que Corne vin, sans mesurer la quantité de lait rendue dans les vingt-

vraagslik van den renalen diabètes, Thèse Leiden, 1902; résume in Cc7i(r. f. Ham u. sex. Or., 1903, p. 434.

1. PoHCiiEH. Injections de pliloridzine chez la vache laitière, Dullelin de l'Académie des sciences, 1904, 6 juin.

ÉPREUVE DE LA. PIILORIDZINE 163

quatre heures, trouvait une augmentation de sucre dans le lait des vaches laitières, tandis que Cremer, en recueillant tout le lait fourni dans les vingt-quatre heures, aboutissait à des conclusions contraires. D'après ses recherches, Porcher admet une augmentalion du sucre par litre, mais non une augmentation réelle du sucre dans la quantité totale du lait éliminé.

Ce qui paraît résulter de toutes ces recherches, c'est que le rôle du rein dans la glycosurie phloridzique est d'importance majeure, et il convient de remarquer que si le rein forme du siicre sous l'influence de la phloridzine, il agit comme une véritable glande et non comme un simple organe de filtration. 11 en résulte que, suivant toute probabilité, les modilications de l'élimination du sucre par les urines après injection de phloridzine ne montrent pas un simple trouble de la perméabilité rénale, mais bien qu'elles traduisent les modifications d'un acte plus complexe de sécrétion vraie.

Modifications de la ghjcosurie phloridzique dans les lésions expérimentales des reins.

Marcuse ' a démontré que, après l'injection sous-cutanée de phloridzine, le sucre peut se retrouver dans les urines ayant passé par les tubes du rein sans intervention des glomérules. On sait que chez la grenouille les glomérules et les tubes ont une circulation indépendante; or, en liant l'artère glomérulaire, Marcuse a vu que les grenouilles excrétaient du sucre. Comme le fait remarquer Lépine, cette expérience ne prouve pas gue le sucre ne puisse passer aussi par les glomérules.

Hellin et Spiro" déterminent des lésions, rénales exclusivemnt épithéliales chez le lapin par l'injection sous-cutanée d'aloïne et d'acide chromique, ce qui n'empêche pas la glycosurie de se produire. Cette expérience prouve que, môme avec des lésions épithéliales, la glycosurie phloridzique peut exister.

1. MAitr.ijSE. Beul. med. Woch., cité par Lépine, p. 724, 189S.

2. IIfxmn und Si'iiio. Die Wiritung von Coiroin und IMiIurizin bel orlific. Ncpliritis, Arch. f. expcr. Pathologie, p. 308, 1897.

Les mêmes expérimentateurs n'ont pas observé de glycosurie après la production expérimentale d'une néphrite canthari-

dienne. •

D'autres expérimentateurs ont vu, contrairement aux précédents, la diminution de la glycosurie phloridzique sous l'iniluence des lésions des épithéliums du rein. Schabad', en produisant expérimentalement une néphrite au moyen de l'injection de bichromate de potasse, aurait vu une diminution de la glycosurie. De même, Richter^ a déterminé chez des lapins une néphrite artificielle par l'injection d'aloïne ou de chromate de potasse et il a constaté que sous l'influence de l'injection de 2 centigrammes de phloridzine ces animaux éliminaient une quantité de sucre notablement moindre que les lapins sains. Les expériences de Pavy, Brodie et Siau montrent que le simple arrêt de la circulation du sang dans l'artère rénale pendant vingt minutes suffit à modifier l'élimination du sucre après l'injection de phloridzifle ; du côté du rein opéré on peut voir dans les dix minutes qui suivent l'arrêt circulatoire que la quantité d'urine sécrétée n'est que la moitié de celle fournie par l'autre rein et qu'elle contient beaucoup moins de sucre pour -100.

Nous avons nous-même déterminé chez un chien une hydronéphrose par ligature urétérale; six semaines après, nous avons injecté à l'animal 1 centigramme de phloridzine et nous avons coupé l'uretère au-dessus de la ligature une heure et demie après l'injection : ni dans le liquide de l'hydronéphrose, ni dans le peu d'urine que ce rein sécréta ensuite après que l'hydnonéphrose fut vidée, nous ne trouvâmes de sucre, tandis que cette substance existait en abondance dans l'urine sécrétée par l'autre rein.

Innocuité de répreuve de la phloridzine. — L'épreuve de la glycosurie expérimentale, telle qu'elle a été instituée par Achanl et Delamare, avec injection sous-cutanée d'une petite quantilr de phloridzine (5 milligrammes), est absolument inofl'ensive; tout

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