LATITUDES
NOBD.
Hâssi-Djedtd
Mottl-erRoba'âya-el-G ueblâoui.
Mâleb-ben-'Aoûn
380 (y 2" 320 51' 1" 300 11' 53" 310 4' 27" 32* 8' 27" 310 59/ 0" 320 3' 43'/ 320 39' 32" 320 46' 85" 3Io 54' 2"^ 310 51' 89 ' 30* 38' 49" 25» 82' 53"
Hâssi-Dbomràn
Hftssi-Bergbàoui
Màtrès
Hâssi-Zirâra
Blr-'AUâg
Bl-Oueràra
Tàredié
Chegga { puite artésien )
Oom&r
Kberbet-Dzîra
Kacar-Yôfren
Hftœi-Stdi-el-fiàchtr
Hâni-Oiilàd-Miloûd
BlivTeiTÎn
Zâouiya-el-Gharbîya (le Bordj).
Tînzegbt
Sedâda (Djérîd tunisien) ....
Gafça (id.)
NemUt (id.)
Sîdi-Ràched (0. Rtgh)
Kûbâo
Cb'aouÀ
Tarz-Oûlli
Les emprunts de positions astronomiques qui ont été faits, pour la construction de la carte , aux travaux des autres explorateurs , sont :
Le tracé de la côte, d'après le capitaine Smith, de la marine anglaise;
Les positions du docteur Vogel entre Tripoli et le Bornou ;
Les latitudes de M. de Beurmann, d'après la carte de M. le docteur Petermann, entre Ben-Ghàzi et Zouîla;
Quelques points du Sahara algérien, antérieurement déterminés astronomiquement par M. le capitaine Vuillemot, et adoptés par le Dépôt de la Guerre ;
Enfin la position d'In-Sèlah du major Laing.
Deux mots sur réclipse du 18 juillet 1860 et sur une comète du \" juillet 1861. Je copie mon journal :
J'étais au lit, atteint d'une violente fièvre contractée dans l'Ouàd- Rîgh , quand je sortis pour aller observer l'éclipsé. J'avais calculé
OBSERVATIONS ASTRONOMIQLES. 139
l'heure à laquelle elle devait se produire, comme si elle devait être totale à El-Ouâd ; elle ue le fut pas complètement; aussi, quand j'arrivai à ma lunette, comptant sur dix minutes d'avance, je trouvai le disque solaire entamé. Je ne puis donc indiquer le moment exact du premier contact.
Le ciel était pur.
A l'observation, je vis la lune couvrir successivement le soleil, comme le ferait une tache; à un moment je crus voir certaines montagnes faire éclipse totale, mais à peine mon œil avait-il quitté la lunette pour prendre l'heure, que l'éclipsé commença à diminuer lentement.
Le dernier contact eut lieu à ù h. 55 m. 18 s. de mon chronomètre, qui marquait encore le temps de Paris.
La lumière la plus faible a été celle qui, dans cette saison, succède au coucher du soleil.
Les Arabes me dirent avoir vu des étoiles.
Mieux portant, j'aurais pu apporter une plus grande attention aux détails de cette éclipse; mais la maladie paralyse les forces de l'esprit comme celles du corps. Quand je fus me remettre au lit , la fièvre s'était aggravée et je fus pris de vomissements très-pénibles.
A 2 h. 30 m., le baromètre marquait 7/i9,05, le thermomètre h^^ 5 ; le vent soufflait du Sud.
A 5 heures, le baromètre était à 7/i0,95 et le thermomètre à 41° 8, le vent restant le même.
Je me portais heureusement mieux quand, à jMourzouk, le 1*' juillet, à 7 h. 15 m. du soir, on vint m' annoncer un phénomène astronomique qui remplissait de terreur toute la population.
C'était une comète; on ne l'avait pas vue la veille, elle devait disparaître le surlendemain.
D'après les habitants, elle avait apparu , à leurs yeux , rouge et très-belle, un peu après le coucher du soleil, vers le méridien Nord.
Quand je l'observai à la lunette, elle était à 5 degrés environ audessus de l'horizon, en ligne à peu près droite sous « de la grande Ourse ; sa queue, de lumière blanchâtre, se prolongeait jusqu'à p et 7 de la petite Ourse; continuée en arc de cercle, elle eût coupé la voie lactée par son milieu. Le noyau, très-distinct à la lunette, apparaissait comme une étoile de 3® ou de 4® grandeur.
Le lendemain, à la môme heure, ou un peu avant, la comète était plus haut dans le ciel, mais, probablement à cause des nuages qui le voilaient en cet endroit, elle paraissait sans queue et sous la forme de deux disques lumineux juxtaposés. Du moins, c*est l'effet qu'elle produisait à Tœil. .
Depuis je n'ai plus entendu parler de cet objet d'effroi et je ne l'ai plus vu.