NN
TRAINEAUX. — RAQUETTES. 153
L'été, les voyages se font à cheval et en canots, et pendant l'hiver dans des traîneaux que des chiens conduisent ; trois de ces animaux suffisent pour traîner un poids de deux cents livres. Lorsque la neige n’est pas assez solide, on est obligé de voyager à pied avec des raquettes, chaussures faites de planchettes en sapin, très-minces, longues de deux mètres et larges de dix-huit pouces; des extrémités et du centre partent diverses
lanières qui viennent se rattacher au coude-pied
et au bas de la jambe. Les Francais Canadiens, qui sont habitués à marcher avec cet appareil, font dix et douze lieues par jour en portant des poids de cinquante et soixante kilogrammes. On nesaurait d’ailleurs imaginer les atroces douleurs qu'occasionne, aux personnes qui commencent à s'en servir, l'affection connue sous le nom de
mal des raquettes. Le frottement enflamme et
finit par mettre à nud les tendons extenseurs du pied , qui s’excorient et se gangrènent si le froid est très-intense. Îl pourrait arriver cependant,
malgré l'énorme superficie des raquettes, que par
un abaissement subit de température, la neige en se ramollissant par trop, vint à engloutir le voyageur imprudent qui n'aurait pas tenu compte de ces indices de danger. |
Les productions de la Nouvelle Calédonie se