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| COMMENCEMENT DES HOSTILITÉS. 261 et, sur l’ordre remis à l’intendant M. Bigot, par le Gouverneur, le savant Suédois fut, durant son voyage, défrayé partout sur la cassette du Roi.
M. de la Vérendrye avait répondu aux propositions qui lui furent faites, qu'il était disposé à remplir sa mission avec honneur, et au mois de mai 17950 il partit de Montréal, prévenant qu'il resterait peut-être trois ans sans rendre un compte complet de ses opérations, qu'il passerait l’hiver de 1751 au pied des Montagnes Rocheuses, qu’il les traverserait au printemps suivant, et qu’il espérait atteindre la Mer à l'Ouest. Le marquis du Quesne, nommé gouverneur en 1752, ne put envoyer à M. de la Vérendrye les secours en hommes, en présents et objets d'échange qui lui auraient été si nécessaires; aussi ce brave officier se vit-il forcé de revenir au Canada; et son âge et ses longues campagnes l’obligèrent à renoncer à de nouvelles explorations.
Dès 1754 et 1755, de perfides hostilités commencèrent de la part des Anglais : à la rupture définitive, il ne fut plus possible au gouverneur de la Nouvelle France de s'occuper des expéditions vers l'Ouest, etaprès la prise de Montréal en 1760 et la perte totale du Canada, ce furent les marchands de fourrures de la baie d'Hudson qui pro-