‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 221 sur 383 · RESTITUTION D'ASTORIA · texte numérisé non relu

RESTITUTION D'ASTORIA

pagnie du Nord-Ouest et au capitaine Hickey, de la marine royale, de restituer la factorerie, sans reconnaître pourtant au gouvernement des États- Unis le droit de possession , et le 6 octobre de la même année, Astoria fut remis par le capitaine anglais Hickey et M. Keith, surintendant de la Compagnie, à M. Prévost, agent des États-Unis, qui s'était rendu à cet effet dans le Rio Colombia à bord de la corvette de guerre britannique Blossom. M. Prévost était monté sur le Zlossom à Valparaiso, où l'avait conduit la corvette américaine Ontario’. Déjà, le 1* février, lord Castlereagh avait proposé à M. Rush, l’envoyéaméricain à Londres, de remettre à la décision de commissaires la question du poste sur la Colombie.

M. Rush objecta simplement que ce point appartenait aux États-Unis avant la guerre, qu'il avait été pris par les Anglais durant celle-ci, et qu'il devait être rendu en vertu du traité. | Il est évident cependant que la factorerie d’Astoria n’a jamais dû être considérée que comme un point purement commercial , et appartenant à un simple particulier, et que d’ vu elle avait

* Voir: Actes du Congrès de Washington , Message du Président Monroe du 17 avril 1822; Greenhow : the History of Oregon and California, etc., op. cit., pag. 309. ft

TRAITÉ DE GAND. 265 été vendue , sinon avec toute bonne foi, du moins librement par les agents de la Compagnie américaine à ceux de la Compagnie anglaise du Nord- Ouest qui en avaient acquitté le prix.

Les négociations entre l'Angleterre et les États- Unis pour la fixation définitive des frontières à l'ouest du lac des Bois, limites que le traite de Gand avait laissées indécises, furent reprises par les plénipotentiaires américains, MM. Rush et Gallatin. Ils proposèrent au gouvernement anglais de tirer une ligne de partage depuis l’extrémité occidentale du lac des Bois jusqu’à la Mer Pacifique, en traversant les Montagnes Rocheuses. Les commissaires anglais, MM. Goulburn et Robinson, demandèrent en revanche pour l’Angleterre le libre usage des eaux du Mississipi, dont les sources se trouvent un peu au-dessous du quarante-neuvième degré, ce qui futentièrement refusé par les Américains.

Reconnaissant qu'il était impossible pour le moment d'en venir à un règlement définitif, les deux parties s’en tinrent à un arrangement provisoire. Par la convention signée le 20 octobre 1818, les frontières entre les possessions britanniques et américaines furent déterminées par une ligne tirée de la partie la plus occidentale du lac des Bois jusqu’au pied des Montagnes Rocheuses, et

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