REPRISE DES NÉGOCIATIONS
ridien jusqu'à la Mer Arctique; mais partout où le sommet des montagnes sera éloigné de plus de dix lieues marines de la côte, la ligne de démarcation courra parallèlement à cette côte, en s'en tenant à une distance de dix lieues marines. Les Russes ne devaient point former d'établissements au sud ou à l’ouest de cette ligne, et les Anglais n'en devaient point fonder de l’autre côté; ce-
pendant ils se réservaient à perpétuité le droit de
navigation sur tous les cours d’eau qui pourraient traverser lesdites limites , en allant de l’intérieur des terres à la mer. La navigation des ports, golfes et baies sur la côte, ainsi que la pêche et le trafic avec les Indiens, étaient laissés libres pendant dix ans aux deux parties, et le port de la Nouvelle Archangel restait ouvert aux bâtiments anglais pour le même laps de temps. À l'expiration des dix années, le cabinet de Saint- Pétersbourg a refusé de renouveler le deux con-
ventions que nous venons de citer, pour ce qui
a trait au commerce et à la navigation : les limites territoriales seules subsistent encore.
En 1896, les négociations entre l’Angleterreet les États-Unis furent reprises, et, le 26 décembre, les plénipotentiaires anglais renouvelèrent l’offre des limites formulée dans leur ultimatum du
13 juillet 1824. M. Gallatin, plénipotentiaire des”