‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 275 sur 383 · MALADIES CHEZ LES INDIENS · texte numérisé non relu

MALADIES CHEZ LES INDIENS

eices corporels exemptent les chasseurs, qui habitent d’ailleurs des contrées plus sèches. Mais aucune de ces tribus n’est à l'abri des ravages de la syphilis.

Cette affection, sans nul doute, originaire d'Amérique, paraît être constitutionnelle , même chez des peuplades qui n’ont jamais été en contact avec les blancs. Toutefois il faut remarquer qu'elle est loin d’avoir dans ces contrées la gravité qu'elle acquiert en Europe. Malgré les plaies hideuses qu’elle occasionne, les indigènes peuvent continuer leurs travaux; et bien qu'ils ne tentent aucun moyen de guérison, ils vivent même assez longtemps, à moins que des Européens ne leur fournissent des spiritueux, dont

l'usage, dans cet état, entraîne inévitablement la

mort.

On voit que la syphilis seule n’est pas un obstacle à la prolongation de la vie, et que, pour devenir mortel, le virus a besoin d’ètre développé par la présence d’une nouvelle maladie. Aussi, lorsque la petite vérole, les fièvres tremblantes, le choléra, ou toute autre affection semblable, viennent s'enter sur ces organisations déjà minées, il en résulte des mortalités telles, qu'on peut prédire dès à présent l'extinction totale de ces races , si elles restent abandonnées à elles-mêmes.

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