‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 40 sur 383 · VENTS ET PLUIES · texte numérisé non relu

VENTS ET PLUIES

ou d’être attaqué par les ours qui sont très-nombreux. Deux fois dans le mois de juillet nous nous sommes perdu au milieu d'immenses plaines, faute de pouvoir observer le soleil, et n’ayant pour tout guide qu’une boussole.

Ces brumes épaisses de l'été n’entretiennent cependant pas une grande humidité dans l’atmosphère, car il ne pleut jamais, et le vent de nordouest, qui dessèche tout, a une si grande violence, qu'il emporte incessamment les couches de brouillards, et les remplace par de nouvelles, sans leur laisser en quelque sorte le temps de se changer en pluie. Malgré les averses journalières de l'hiver, en Californie ainsi que dans le reste de l'Amérique , la quantité de pluie tombant annuellement est moins considérable qu'en Europe, à cause des six mois de sécheresse du: reste de l’année. |

Dans plusieurs localités, sur la côte surtout, la terre est dépouillée de verdure, tandis qu'en hi1ver les vents du sud et du sud-est ayant moins de force et permettant aux nuages de s'arrêter sur les plaines et de se fondre en eau, tout le pays se couvre de la plus riche végétation.

En été, les matinées sont généralement belles, les brumes et le vent n’arrivant que vers one heures. En hiver, il pleut tous les jours vers trois

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