ANCIENNES AGRESSIONS
nait le vice-roi de Mexico, Don Francisco de Venegas, de se tenir sur ses gardes et d’armer la frontière, attendu que le gouvernement des États- Unis s'était proposé de fixerses limites à l’'embouchure du Rio Bravo del Norte, de le remonter jusqu’au 31° de latitude, et de là tirer une ligne droite jusqu’à la Mer Pacifique, ce qui, dès lors, aurait donné la Haute Californie à l'Union’. La conduite ferme du gouvernement espagnol put faire ajourner de pareils projets. Dans le mois de septembre de la même année , le colonel Magee, et les officiers américains Kemper, Perry, Lockett et Ross, rassemblèrent jusqu’à cinq cents aventuriers, et le 1* novembre s’emparèrent de la ville de la Bahia. Peu après, le 1* avril 1813, ils prirent San Antonio de Bejar, et restèrent maitres de ce point jusqu'au 16 juin suivant, jour où le général espagnol Elizondo détruisit le corps américain, dont les restes cherchèrent un refuge dans la Louisiane. Pendant ces expéditions, les États-Unis protestaient de leur amitié pour l’Espagne, tout en favorisant clandestinement les envahisseurs.
Le 22 février 1819, le traité des Florides fut
1 ® » . 7 Documents extraits des Archives de la. vice-royauté de Mexico.
TRAITÉ DES FLORIDES. 65 conclu pour la cession, par l'Espagne, de ces territoires aux États-Unis, en payement d’une somme de cinq millions de piastres, consacrée aux réclamations faites par les armateurs américains contre l'Espagne, pour des navires saisis dans ses ports pendant la guerre. Les limites à l'Ouest, entre ces deux puissances, furent rigoureusement déterminées.
La possession du port de San Francisco est considérée, par les Américains, comme si importante, que leur gouvernement a offert à celui de Mexico l'énorme somme de cinq millions de piastres, soit plus de vingt-cinq millions de francs, pour la cession de ce point. Voici les instructions originales données par M. Forsyth, Ministre des affaires étrangères, à M. Butler, Chargé d’affaires des États-Unis à Mexico.