FORTS SEPTENTRIONAUX
des points de la côte nord-ouest de l’Amérique, situés sur le même parallèle. Dans la Nouvelle Calédonie, au fort Alexandria, par 52 degrés 58 minutes, au fort George sur le lac Fraser, au fort Saint-James sur le lac Stuart, par 54 degrés 30 minutes, les céréales, quoiqu’elles aient à redouter les gelées du printemps, viennent bien; mais elles ont besoin de quatre mois pour arriver à leur complète maturité '. :
En 1828, on obtint du blé parfait au fort aux Liards par 62 degrés 5 minutes de latitude. Au fort Norman, par 64 degrés 41 minutes, l'orge et l’avoine mürissent complétement en trois mois; et au fort de Bonne-Espérance, par 67 degrés 28 minutes, on rencontre quelques plantes potagères, telles que des navets. Tous ces forts de la Compagnie sont situés * l’est des Montagnes Rocheuses?.
On trouve dans tous les établissements des bœufs et des chevaux. Toutle pcys, à l'exception
de la contrée environnant le fort Alexandria, est couvert de bois épais, où croissent des pins, des frènes, des saules, des peupliers et des érables.
* Journal of the Royal Geogr. Society of London, v. 24, p. 245. ? On the Cultivation of Cerealia in the high latitudes of North America : by M, Dease, from the Edinburgh new philas, Journal. January 1841.
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TRAINEAUX. — RAQUETTES. 153 L'été, les voyages se font à cheval et en canots, et pendant l'hiver dans: des traîneaux que des chiens conduisent ; trois de ces animaux suffisent pour traîner un poids de deux cents livres. ‘Lorsque la neige n'est pas assez solide, on est obligé de voyager à pied avec des raquettes, chaussures faites de planchettes en sapin, très-minces, longues de deux mètres et larges de dix-huit pouces; des extrémités et du centre partent diverses lanières qui viennent se rattacher au coude-pied et au bas de la jambe. Les Français Canadiens, qui sont habitués à marcher avec cet appareil, font dix et douze lieues par jour en portant des poids de cinquante et soixante kilogrammes. On nesaurait d’ailleurs imaginer les atroces douleurs qu'occasionne, aux personnes qui commencent à s'en servir, l'affection connue sous le nom de mal des raquettes. Le frottement enflamme et finit par mettre à nud les tendons extenseurs du pied ,'qui s’excorient et se gangrènent si le froid est très-intense. Il pourrait arriver cependant, malgré l'énorme superficie des raquettes, que par un abaissement subit de température, la neige en se ramollissant par trop, vint à engloutir le voyageur imprudent qui n'aurait pas tenu compte de ces indices de danger.
-Les productions de la Nouvelle Calédonie se