DE LA BAIE D'HUDSON
« trafiquant dans la Baie d'Hudson. (The Go- « vernor and Company of Adventurers of En- « gland trading into Hudson's Bay'.) »
Le premier gouverneur fut le prince Rupert, comte palatin du Rhin, duc de Bavière et de Cumberland. La Compagnie, créée en partie par les marchands de fourrures de la cité de Londres , obtint le privilége d'exploiter tousles pays baignés par la baie d'Hudson, et les régions que ses agents pourraient découvrir. Les fondateurs furent seulement au nombre de dix-huit. Parmi eux figuraient le duc d’Albemarle, le comte de Craven, et les lords Arlington et Ashley. Le soin des affaires fut confié à un gouverneur, assisté d'un comité de sept membres, et les actions furent fixées à cent livres sterling, somme énorme, vu la valeur de l'argent à cette époque. C’est à la sage administration de ses créateurs que cette société dut l’importance qu'elle acquit rapidement , et qui n’a cessé de s’accroître jusqu'à nos jours. La Compagnie dévait exécuter à ses frais
* An Account of the Countries adjoining to Hudson’s Bay in the uorth west part of America, by Arthur Dobbs, 1 vol. London, 1744. The Claims to the Oregon Territory considered : by Adam Thom. in-8°. London, 1844.
History of the Oregon Territory, by John Dunn of the Hudson’s Bay Company. London, 1844. 1 vol. pag. 8.
158 LIMITES INCERTAINES DE LA BAIE D'HUDSON des voyages de découvertes, et ses actions étaient transmissibles par droit de succession aux héritiers des fondateurs. Indépendamment de ses priviléges commerciaux, la Compagnie en obtint de politiques, fort considérables. Elle eut le droit de fonder des villes et points fortifiés, de faire des lois pour maintenir l’ordre dans ses territoires (pourvu que ces lois ne fussent point en opposition avec celles d'Angleterre), de saisir et de transporter dans la Grande Bretagne tout Anglais surpris trafiquant dans son domaine, et, de plus, les amiraux et officiers de la couronne eurent l'ordre d'assister la Compagnie dans l'exécution et le maintien de ses priviléges.
Les limites incertaines de ses Territoires ne tardèrent pas à causer des différends entre les Anglais et les habitants de la Nouvelle France. En effet, la frontière de ces régions fut supposée déterminée par les chaînes de montagnes formant la division des eaux qui se jettent dans la baie d'Hudson d'un côté, et de l’autre dans les grands lacs, tels que le lac, Supérieur. Il fut convenu, à la paix de 1713, et par le traité d'Utrecht, que des commissaires se réuniraient pour tracer exactement, an nord et à l’ouest, les limites entre la baie d'Hudson et la Nouvelle France , et, au sud , entre cette province et les
possessia dans les aucun d aient été « toutes « nées, a « donner « intellig « blir en des Affai renferme au traité confirme
Par un culièrem recherch la crainte les marc maisons « elle se g
voix, du 19 1719 et 172 sissipi. Aux la Nouvelle