CHEVAUX
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Stanislas Jacquet. .
M. l’abbé Blanchet.| 1839 |1000 pour la Mission de S'-Paul.
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* Ce signe indique les colons qui ont signé une pétition adressée au Congrès des États-Unis, et dont nous parlerons plus loin. |
sn LANGUE FRANÇAISE,
Au commencement de 1843, les colons francais du Ouallamet possédaient trois mille bœufs, dix-huit cents chevaux, trois mille cochons, etcinq cents moutons; ils avaient récolté dans l’année dix mille hectolitres de blé, et trois mille de légumineuses et autres grains, tels qu'’avoine, pois, fèves et haricots. Le rendement des grains donne une moyenne de douze pour un, et le sol produit au moins huit hectolitres par hectare. Ces colons vendent leurs récoltes à la Compagnie d'Hudson, qui leur donne en échange des marchandises européennes, du fer et des instruments aratoires. Quelques-uns ont établi des mou. lins et des scieries mécaniques sur les nombreux cours d’eau qui arrosent la vallée. D’autres, et particulièrement Stanislas Jacquet, vont presque tous les ans en Californie acheter des bœufs et des chevaux. Dans la saison favorable , ils trappent le petit nombre de castors qui restent en-
. core, et préparent des fourrures et des pelleteries; mais leur occupation principale consiste dans l’agriculture.
Bien que la grande majorité des colons aient épousé des femmes indiennes, la langue française est la seule en usage dans la colonie. Les rapides, les cascades, les mauvais pas portent tous
des noms français : la Porte de l’enfer, la Course
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LA VIEILLE FRANCE. 213 de Satan , le Passage du Diable, les Cornes du Démon, et autres gentillesses puisées dans le vocabulaire des chasseurs canadiens. Durant la visite que nous fimes au Ouallamet avec le gouverneur Simpson, nous ne pûmes nous empêcher de remarquer la pénible impression qu'éprouvaient les Canadiens en se voyant gouvernés par une personne d’une race et d’une religion différente de la leur, et qui ne parlait même pas leur langue. Plusieurs fermiers, en effet, répondaient à Sir George qui leur disait en anglais : Bonjour, mes amis, comment vous portez-vous ? — Nous ne parlons pas anglais , nous autres; nous sommes tous Français ici.
Les Canadiens , au reste, sont habitués à ne considérer comme véritablement supérieur que ce qui vient de France : ils laissent percer cette prévention favorable dans les moindres choses ; c'est ainsi qu’ils appellent la plus belle race de canards domestiques , des canards de France ; les souliers de cuir anglais, des souliers français, les livres sterling, des louis; l'Europe, la France, et tous les blancs, des Français. Les Indiens euxmêmes poussent si loin cette ancienne croyance, qu'un vieux guide, un Métis iroquois, auquel on demandait où avait été confectionné un fort beau fusil qu’il portait sur l'épaule, répondit qu'il ve-