LA MARSEILLAISE CHEZ LES RUSSES
ombres de forme humaine. À mesure que mon cheval avançait, ces formes devenaienit plus distinctes, et je ne tardai pas à reconnaître deux hommes grotesquement déguisés en Tures et dansant sur la corde! J'appris, en descendant de cheval, que ces jeunes acrobates étaient les deux tambours de la compagnie présidiale de San Francisco, qui donnaient ce divertissement aux Russes.
C'est dans cette même ferme de Klebnikoff que peu de temps auparavant, ayant demandé du papier pour écrire, un soldat m'apporta un cahier sur lequel, parmi divers exercices de langue française, se trouvait la Marseillaise. En me voyant poursuivi jusqu’au fond de l'Amérique, et au milieu des Russes, par les paroles de cet air, que j'avais entendu jouer à la messe aux Indiens de la Mission de Santa Crüz, je ne pus m'empêcher de m'écrier : « Marseillaise, que me veux-tu ? » | |
Le costume habituel des Californiens se compose d’un large pantalon en drap, ouvert à partir du genou, et laissant voir un caleçon en toile; d’une chemise en toile blanche brodée, avec une cravate noire négligemment serrée autour du cou ; d’une ceinture en soie, et d’une veste ronde en - indienne, avec des bouffantes aux manches et sur
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