DÉTROIT DE BEHRING
gue , secondées par la protection éclairée et persévérante du gouvernement danois'. Déjà aux seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, Grotius et des écrivains espagnols, tels que Acosta dans son histoire des Indes, avaient émis une opinion semblable *.
Un simple coup d'œil sur une carte suffit pour démontrer qu'il a encore été plus facile aux populations asiatiques d'atteindre et de venir peupler la côte Nord-Ouest. En effet, la proximité des îles Kouriles et des Aléoutiennes, le peu de
largeur du détroit de Behring, et la direction
presque constante des vents de l’est à l’ouest, permettent de se rendre en peu de temps, même avec de frêles embarcations, des côtes de l’Asie à celles de l'Amérique. Tout récemment encore, le 1° janvier 1833, une jonque de Jédo; ayant des Japonais à bord, est venue s’échouer
: Voir : Antiquitates americanæ, sive scriptores septentrionales rerum antecolumbianarum in Americ4, Edidit Societas regia Antiquariorum septentrionalium. 1 vol. in-4°, Hafniæ, 1887. Mémoires de la Société royale des Antiquaires du Nord, à Copenhague, vol. I, 1836-89, pag. 27, Mémoire de M. le Profes-
seur Rafn, traduit par le savant M. X. Marmicr.
: LeP. Acosta : Historia natural é moral de las Indias, lib. 1, cap. 20. Le P. Feijo6 : Teatro critico universal , tom. V, disc. 14. Grotius : de Origine gentium americanarum. Amstelod. 1 vol. in-4°, 1642.