DU MEXIQUE
Ainsi, depuis l'exposition que nous avons faite de nos griefs contre cette puissance, il n'y a rien de changé dans la question. Nous connaissons seulement la décision arbitrale de l'Angleterre, qui refuse aux Français, expulsés après la prise de Saint-Jean d'Ulloa, toute sorte d'indemnités pour les pertes que cette expulsion leur a causées, mais qui reconnaît comme de bonne prise, ce qui est pour nous d'un intérêt presque nul , les navires mexicains capturés par notre escadre pendant le’ blocus. Les nouvelles de Mexico du mois d'août: portent un décret qui augmente les impôts de vingt pour cent, et, ce qui est plus grave pour les gouvernements étrangers, c'est la violation du secret des dépêches diplomatiques que le te deut n’a pas craint de. publier.
Faudra-t-il que la France ait de nouveau recours à la force, lorsque ses protestations les plus énergiques etsa longanimité restent sans effet ? Il ne nous appartient pas de résoudre un point aussi délicat ; mais nous devons désirerpour le Mexique que nous connaissons, de le voir secouer le joug
. despotique qui l’opprime, de le voir adopter
une forme de gouvernement en harmonie avec les excellentes qualités d’un peuple que nous avons su apprécier, et dont le sort mérite toutes les sympathies, toute la sollicitude de la France.
Il, 3: