VENTS ET PLUIES
ou d’être attaqué par les ours qui sont très-nombreux. Deux fois dans le mois de juillet nous nous sommes perdu au milieu d'immenses plaines, faute de pouvoir observer le soleil, et n'ayant pour tout guide qu'une boussole.
Ces brumes épaisses de l’été n’entretiennent cependant pas une grande humidité dans l’atmos- ‘phère, car il ne pleut jamais, et le vent de nordouest, qui dessèche tout, a une si grande violence, qu’il emporte incessamment ies couches de brouillärds , et les remplace par de nouvelles, sans leur laisser en quelque sorte le temps de se changer en pluie. Malgré les averses journalières de l'hiver, en Californie ainsi que dans le reste de l'Amérique , la quantité de pluie tombant annuel-
lement est moins considérable qu'en Europe, à cause des six mois de sécheresse du reste de l’année.
Dans plusieurs localités , sur la côte surtout, la terre est dépouillée de verdure, tandis qu’en hiver les vents du sud et du sud-est ayant moins de
force et permettant aux nu” es de s'arrêter sur
les plaines et de se fondre: en eau, tout le pays-se couvre de la plus riche végétation.
En été, les matinées sont généralement belles, les brumes et le vent n'arrivant que vers onze heures. En hiver, il pleut tous les jours vers trois
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