CALMES , COURANTS
quelquefois des calmes plats qui durent plusieurs jours. On conçoit que si, pendant ce temps, le brouillard est épais , le navire qui se trouve sur la côte est fort exposé, à canse des courants qui l’entraînent, et de l'impossibilité où il est de déterminer sa position. C’est ainsi qu'au mois d'août, après être restés sept jours sans observations astronomiques à bord d’un brick américain, nous avons manqué faire côte près de Santa Bärbara , et avons été forcés de mouiller au milieu des brisants de la pointe nord dela baie. Aussi, est-il préférable, pour les capitaines qui n’ont pas une connaissance parfaite de tous les points où l'on peut jeter l'ancre, d’attendreun peu au large que le brouillard se dissipe, et de n’atterrir que par un temps clair.
Le nord-ouest s'étend jusqu'aux régions intertropicales, et remplace les vents régnants, produisant ainsi le phénomène connu sous le nom d'inversion de l'alizé. Il importe donc aux navires venant du Pérou, du Chili et de la côte du Mexique, de rester au large et de ne venir reconnaître la terre que lorsqu'ils sont en latitude du port où ils veulent aborder. Pour aller au sud , au contraire, s'ils partent de Californie en été, ils doivent se tenir à peu de distance de la côte. Un bâtiment peut descendre ainsi de MonteRey à Ma-
plusieurs emps, Île ouve sur courants où il est a'au mois observaméricain, anta Barau milieu ie. Aussi, n'ont pas points où u au large terrir que
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ÉTAT DU CIEL. 55 zatlan en huit ou dix jours, tandis qu’il emploie souvent un mois pour remonter de l'entrée du golfe de Cortez à la Haute Californie. Les navires qui font le cabotage se tiennent en toute saison très-près de la côte, parce qu'ils remontent la nuit avec la brise de terre. Le voyage de MonteRey aux Sandwich dure quinze jours environ, et celui de Lima un mois.
Les courants viennent du nord et suivent la direction de la côte; dans le canal de Santa Bärbara ils ont jusqu’à deux et trois milles ; partout ailleurs ils sont assez faibles et modifiés par la direction des vents.
Dans certaines baies, l'immense quantité de fucus et de goëmons donne à la mer , bleue ailleurs, une teinte vert foncé. Le bitume liquide , surnageant à la surface des eaux, les rend noirâtres dans le canal de Santa Barbara.
Pendant notre séjour, nous n'avons point ob.
servé de phénomène céleste particulier, à l’exception de quelques étoiles filantes et d’arcs-en-ciel avec arcs supplémentaires concentriques nettement dessinés. Mans les nuits du 11 au 15 novembre, l’état du ciel n'a présenté aucun aspect extraordinaire, et la grande pluie annuelle des étoiles filantes n’a pas eu lieu sur la côte d’Amérique comprise entre les 17° et 58° degrés de lati-