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EXPLORATIONS ANGLAISES. 6t
« contain all the british navÿ), ayant d'excellents « abris, des mouifiages partout, et se trouvant « entouré d'un pays varié par des collines et des « vallées en partie boisées, en partie présentant « de beaux pâturages, et abondant en bétail de « toute espèce. »
Le voyage du capitaine Beechey avait eu lieu en 1827 ; en 1840, le capitaine Belcher eut encore mission d'examiner avec soin le port de San Francisco et la Californie. En ce moment la Compagnie de la baie d'Hudson, sûre de l'appui du gouvernement britannique, pousse une ligne de forts vers ce territoire ; elle espère que les négociations commencées il y a peu d'années par la maison Lizardi de Londres, comme agent du Mexique pour la cession des terrains en payement de la dette anglaise, et renouvelées très-récemment, pourront être couronnées de succès, etque cette fois ce ne sera plus au Texas ou dans l’intérieur du Nouveau Mexique et de la Sonora que le gouvernement mexicain offrira des terrains, mais bien dans la Haute Californie. Personne n'ignore que la dette anglaise du Mexique s'élève à deux cent soixante-dix millions de francs, et que cette dette ne pourra jamais être payée. Si la cession de la province avait lieu, la Compagnie anglaise voudrait être la première à occuper les meilleurs
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terrains, pour les revendre ensuite en détail avec un énorme bénéfice.
Mais nous pensons que les Américains auraient plus de chances de s'emparer de la Californie. Le mouvement de l’émigration vers l’ouest (the far W/est) devient tous les jours plus prononcé parmi les backsettlers ou colons des comtés occidentaux des États-Unis. Depuis trois ans, plusieurs caravanes se dirigent vers la Californie, et les moyens de résistance du gouvernement de cette province sont tellement faibles, que rien n’empêcherait les Américains d'en faire, au moment même où nous écrivons , un nouveau Texas. La révolution de 1836 et l'occupation sans déclaration de guerre de MonteRey par l’escadre américaine, il y a dix-huit mois à peine, en sont une preuve suffisante, et les tristes fanfaronnades, les imprudentes menaces du gouvernement mexicain contre les États-Unis, à l’occasion de l’annexation du Texas, pourraient fort bien hâter ce moment :.
Pour se faire une idée de l'avenir de toute la Californie et de tout le Mexique, il n’est peut-être pas sans intérêt d'examiner en détail la politique suivie à son égard par le gouvernement américain. Déjà en 1789, lorsque l’illustre comte de Re-
* Voir le message du Président Tyler au Sénat, le 15 mai 1844.
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