‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer vermeille [microforme]Chapitre 92 sur 313 · DÉTROIT DE JUAN DE FUCA · texte numérisé non relu

DÉTROIT DE JUAN DE FUCA

Vers la fin du dix-huitième siècle, les officiers espagnols, naviguant au nord de la Californie, soupçonnaient l’existen :e d’un passage conduisant de la Mer du Sud à l'Océan Atlantique, qu'un pilote nommé Juan de Fuca, avait, disait-on, découvert en 1592, entre les quarante-septième et quarante-huitième parallèles. À l'appui decette assertion , le capitaine Don Estevan Martinez, qui, en 1789, commandait l'établissement de Noutka, se souvint d’avoir vu une immense entrée située vers 48 degrés 20 minutes, et qu'il n’avait pu reconnaître exactement au retour de son voyage vers le Nord avec Don Juan Perez, en 1774. Pour éclaircir ses doutes, Martinez fit par- | tir de Noutka, au commencement de juin 1789, l'officier hydrogranhe Don José Narvaez, commandant la goëletce Gertrudis, qui reconnut en effet l'entrée du détroit, et pénétra assez avant

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ILE DE QUADRA ET VAN COUVER. 181 dans le canal, en allant vers le sud-est '. Le succès de ces découvertes encouragea à les poursuivre, et l’année suivante le lieutenant Quimper , avec la balandre la Princesa Real, poussa plus loin les reconnaissances ; elles furent continuées en 1791 par Narvaez, qui remonta dans le bras nord-ouest du détroit jusqu’à la moitié de sa longueur, prouvant ainsi la fausseté de l’assertion attribuée à Juan de Fuca. Les expéditions espagnole et anglaise de 1792 achevèrent de dissiper les doutes qui auraient pu rester à cet égard.

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