ET LES NAVIRES
Un autre excellent moyen de se rendre compte de la situation, c'est d'examiner l’état des moyens de transport d'un pays.
Prenons par exemple nos chemins de fer et nos navires et, que voyons-nous? Nous voyons que de 1SS9 à 1894 le nombre de milles de nos voies ferrées à augmenté de 12,628 à 13,620 ; le nombre de milles parcourus de 38,800,000 à 43,700,000 ; le nombre 12,200,000 à 14,500,000 ; le nombre de tonnes de marchandises transportées, de
des voyageurs de 18,000,000 à vingt millions et sept dixièmes ; et les recettes de $42,000,000 à $49,300,000. Les recettes, la quantité de marchandises et le nombre de voyageurs transportés, sont moins élevés que ceux des deux années précédentes, et cependant, si on les compare entre elles, la différence est bien minime, comparée à la diminution qui a eu lieu aux Etats- Unis.
Prenons encore les cabotiers et le tonnage du Nous voyons qu'il y à eu une augmentation constante dans le tonnage des navires qui sont entrés et sortis, à l'exclusion du cabotage.
Ce commerce s'est élevé à 18,446,000 tonneaux en 1890, à 18,692,000 en 1892 et à 20,353,000 en 1894. Il est évident que le tonnage augmente, et s’il va et vient, il n’est que juste de supposer que ces navires trouvent des chargements pour l'aller etleretour. Ontrouve la même augmentation dans
commerce du pays, et que voyons-nous ?
le tonnage des cabotiers, à l'entrée et à la sortie ; 22,797,000 en 1890, 26,560,000 en 1894.