RÉSUMÉ
Voilà ce que j'appelle la situation réelle et absolue du Canada, et avant de passer à un autre Eu cinq ans les importations ont augmenté en valeur de $3,500,000, et elles ont naturellement augmenté considérablement en volume par suite de la baisse dans les prix. Les exportations ont augmenté en
ordre d'idées, je vais la résumer rapidement,
valeur de $28,000,000, et &e beaucoup plus en volume et, comme je l'ai dit, l'exportation de 1894 est la plus forte en valeur depuis la Confédération, à l'exception de 1893, et la plus forte de toutes en volume. Dans la période de 1890 à 1894-95, nous avons eu un ensemble d’excédents de $7,476,843. Nous avons aboli pour $14,000,000 de taxes sur le sucre seul, pour $3,750,000, sur deux autres articles, et pour une somme considérable sur divers sautres, par la revision du tarif qui à eu lieu l'an dernier.
Nous avons augmenté la dette de $S,600,000, mais l'intérêt sur cette dette n’est augmenté que de #100,000. Je parle de l'intérêt nat, car l'intérêt par tête de la population, est tombé de $1.S6 à $L1.79.
Pendant cette période, pas une seule banque canadienne n'a été obligée de fermer ses portes, par suite de la dureté des temps, pas une. Nos industries se sont bien maintenues. Le besoin et la misère ont été pour ainsi dire inconnus au Canada, et, comparativement, notre population est sortie de la tempête avec un navire moins avarié et des voiles plus intactes qu'aucun autre pays. Au plus fort de cette tourmente financière et commerciale, le drapeau du crédit canadien a flotté sur le marché monétaire de Londres, à une hauteur qu'il n'avait jamais atteint depuis l’union des provinces.
Je crois qu'aujourd'hui le vent est changé, les prix se relèvent, la confiance renaît, le commerce augmente, la consommation se fait plus forte, notre revenu s'améliore, comme je l'ai dit. Et le Canada, grâce à ses solides ressources, riche comme il est, grâce à ses superbes facilités de transport, à sa saine politique fiscale, à son administration sage et prudente sort aujourd’hui des sombres nuages d’une crise passagère pour entrer dans la clarté d’une prospérité qui éclipsera certainement toute autre période de son histoire.