EMPRUNTS TEMPORAIRES
L'année dernière, comme la chambre Île sait, des emprunts temporaires, au montant de $7,786,666, ont dû être faits, on a eu recours à ces emprunts pour le rachat de la dette, et il n’y a eu que $3,000 à ajouter à la dette nette. Connne la chambre en a été informée, il y à quelques jours, nos emprunts temporaires se montent aujourd'hui, à $9,753,333. J’expliquerai en quelques mots ce qui a rendu ces emprunts nécessaires. Premièrement, la réduction du taux de l'intérêt de 4 pour cent à 34 pour cent a eu pour effet d'engager un certain nombre de déposants à retirer leurs dépôts des caisses d'épargnes du gouvernement, et il y à eu, peut-être, aussi d'autres causes d'un caractère plus général. En 1889-90, on a retiré des caisses d’épargnes du gouvernement $1,943,892 de plus que le montant des dépôts faits durant la même année, et il faut ajouter à cette somme retirée l'intérêt annuel sur les dépôts. En 1890-91, la somme des retraits a été de $1,612,- 438, soit une réduction d'environ $300,000 sur l’année précédente, et j'estime que, pour l’année Courante, les retraits n'excèderont en rien les dépôts, y compris l'intérêt qui en proviendra. Au contraire, d’après les indications que nous donnent lies huit derniers mois, nous aurons un excédent du boncôté. T'outefois,ces retraits constituent virtuellement un rachat de dette au montant de $3,500,000, rachat auquel il a fallu pourvoir au moyen d’emprunts temporaires. Pour le rachat de la dette proprement dite nous avons payé, en 1889-90, $3,577,348 ; en 1890-91, $1,905,964 ; en 1891-92, $1,937,795; en 1892-93, nous paierons $2,178,960, ce qui fera un total de $9,600,067, auquel il est pourvu par des emprunts temporaires.
Puis, il y a les dépenses imputables au capital et l'augmentation de la dette durant les deux derniers exercices. Il faut aussi pourvoir à l'augmentation nette de la dette, durant l’année courante et l’année suivante, de sorte que, en sus des emprunts temporaires au montant de $9,753,333, il faudra probablement se procurer, au moyen d'emprunts temporaires ou permanents, une somme de $5,000,000. Comme je l'ai dit à mon honorable ami qui me questionnait, l’autre jour, pour savoir si ces
emprunts temporaires seront continués tels qu'ils sont, ou renouvelés à d’autres conditions ; ou s'il sera à propos de négocier un emprunt permanent pour les éteindre, cela dépendra de l'état du marché monétaire, et je ne puis dire maintenant ce que conseillera cet état.
Pour montrer que, quelle que soit la diminution qu'accusent les dépôts faits dans les caisses d'épar gne du gouvernement, en 1889-90 et en 1890-91, cela ne provient pas du fait que les épargnes et les dépôts du peuple ont été moindres, e soumettrai ici un tableau qui fera connaître à la chambre le montant total des——