‹ Exposé budgétaire [microforme]Chapitre 13 sur 32 · M. FOSTER · texte numérisé non relu

M. FOSTER

taire, mais il ne sera pas considérable,

I y aura un budget supplémen-

Sir RICHARD CARTWRIGHT : Vous savez

que nous devrions l'avoir, s'il vous est possible de le donner.

M. FOSTER : Oui, et l'autre soir, nous aurions dû avoir plus de subsides, mais nous ne les avons pas eus. Au sujet des douanes, l'augmentation pour l’ann'e prochaine est de 20,095 : mais quand on considère que l’année dernière, on a réduit d’environ $50,000, les estimations pour les douanes, l'augmentation, cette année, ne paraît pas considé-

| sortir chaq

On ne cesse d'accabler le ministre des Postes de requêtes afin d'ouvrir de nouvelles lignes pour les transporter et les livrer plus souvent et plus régulièrement, et il faut nécessairement de grandes dépenses si nous voulons rester à la hauteur des exigences du temps, ce à quoi nous sommes tenus.

Il y a maintenant un déficit d'environ $S00,000, entre les recettes totales et les dépenses totales de notre service des postes et, je le crains, ceci éloigne en quelque sorte le jour où il sera permis d'accorder ce qui autrement aurait bien pu se demander, c'est-à-dire une réduction du port en ce pays. Considérant la grande étendue du territoire, la dissémination de la population et la grande dépense qu'impose nécessairement le transport des lettres et journaux dans notre Nord-Ouest et autres parties du pays, il n'y à pas de doute que le transport des lettres et journaux et paquets en ce pays, coûte moins cher à la population qu'il ne coûte probablement dans n'importe quel autre pays du monde,

AUGMENTATION DANS LA DÉPENSE POUR LA MILICE, Dans les estimations de la milice, il y a eu une augmentation de $247,270 sur la somme votée l'an Perdant «nnée qu'une partie de la milice active

dernier, nombre d'années, on n'a fait et en conséquence, elle ne

Il se peut

pour fin d'exercice s'exercait qu'une fois en deux ans.

que dans les années précédentes il ait été aussi nécessaire que cette année, d'exercer toute la milice ;

mais de récents événements nous ont pressé quel-

que peu de leur enseignement et le gouvernement

rable. Au sujet du service postal nous avons une |

en est venu à décider pour le présent et nous l’espérons pour chaque année après celle-ci, de faire sortir toute la milice rurale chaque année, pour fin d'exercice.

C'est beaucoup dans cette vue qu'il a été fait aux estimations une augmentation de $247,270, bien que l'octroi soit aussi destiné à procurer à l'effectif militaire un meilleur équipement et des accoutre- Au-

cune partie de cette somme, cependant, ne devra

ments, vétements et autres choses semblables.

servir à armer la milice de nouvelles carabines ni à faire comme équipement où pour fortifier la défense du pays aucune autre chose qu'il puisse être jugé nécessaire de faire. Pour cela il sera demandé plus tard une allocution spéciale ; mais la somme est trop élevée pour qu'il soit permis de la prendre à même le fonds du revenu consolidé.

Maintenant, nous pouvons rencontrer deux ou trois classes de personnes qui s'opposent à ce qu'il soit voté une plus forte somme à cette fin, actuelle-

ment. Il y à une classe de gens qui croient ou

augmentation de $240,780, ce qui est considérable, l'affectent de croire que toute dépense plus qu'ordi-

maire en faveur de l'effectif militaire du Canada, à l'heure qu'il est, pourrait s'interpréter au désavantage du Canada en ce qui concerne ses relations aveu les Etats-Unis comme impliquant une muni- Il yaen

je la crois très

festation d'hostilité à l'égard de ceux-ci, ce pays une autre classe de gens restreinte--qui ne pensent pas qu'il vaille la peine de mettre la milice de ce pays dans cet état progressif d'eflicucité, vu qu'ils peuvent croire que ce ne serait pas la pire des culamités si, après tout, ce pays devait tranquillement et paisiblement étre englouti dans la politique américaine,

Le gouvernement, cependant, n'est pas du méme avisque ces petites classes d'adversaires en ce pays, Il croit qu'à l'heure et dans les circonstances ae-

tuelles,il esv nécessuire et prudent d'augmenter l'efh-

cacité de lu milice. Nous prenons cette détermi-

nation non dans un sentiment d'hostilité contre

aucun pays sous !: soleil, non dans le désir de faire la guerre ou de verser le sang, mais dans le plus grand et le plus ferme espoir de voir se continuer à ‘avenir ces bienfaits de la paix qui furent si longtemps le partage de ce pays dans ses relations avec les Etats-Unis d'Amérique et avec les autres pays. Mais nous ne saurions oublier, je crois, que nous

avons iei un héritage dont la richesse aceumulée est |

très grande actuellement et dont l'accumulation de richesse sera presque sans bornes dans l'avenir ; que nous avons un pays et des institutions qui valent la défense la plus résolue et la plus forte qu'on puisse mettre à leur service, et que le gouvernement, que le parlement répondrait mal à la confiance qu'il y a repose, S'il refusait ou négliseait

de mettre dans les mains des citoyens des moyens |

raisonnables de défense et des moyens de résister

à une invasion armée dans le

‘as où par malheur il nous en arriverait une. Plus que cela, M. l'Orateur, par la naissance, par l'adoption, par la jouissance d'une ample liberté, par la longue possession d’un bon gouvernement, la population de ce pays, qu'elle parle l'anglais ou le francais, toute la population de ce pays, je pense, forme et fortifie con. tinuellement ses convictions dans le sens de ce que

je puis appeler les grandes forces centripètes qui, en !

ce pays,en Australasie, dans toutes les dépendances et colonies de la Grande-Bretagne tendent à l'Empire autour du centre commun du pouvoir et de la vie.

il doit devenir, partie, et partie très importante de

Ev si le Canada est destiné à devenir, comme !

cette grande unité, il est bon qu'aux autres sacri- |

fices que nous avons faits, qu'à ce que nous avons

dépensé pour faire du Canada une branche puis-!

sante de l’Empire, nous ajoutions celui de pourvoir convenablement à l'équipement de notre milice pour

| Canada,

la défense de notre pays, et cette œuvre d'y pour-|

voir n'étant pas exposée au reproche d'extrava-

gance, se poursuivra aussi loin qu'il est raisonnable pour satisfaire au vœu des convenances,

Sir RICHARD CARTWRIGHT :

prét à dire combien il faudra ?

Etes-vous

M. FOSTER : Pas à présent,

Sir RICHARD CARTWRIGHT: Je pense que l'honorable monsieur devrait dire à la Chambre, à | l'occasion de son disours sur le budget, combien [ilfaut,

M, FOSTER : On dira cela avant longtemps.

Sir RICHARD CARTWRIGHTE : Avant la fin du débat sur le budget, j'espère, Nous devrions le savoir,

Page 1