RÉDUCTION DANS LES IMPÔTS
Maintenant, M. l’Orateur, je dirai quelques mots de l'idée qu’on cherche avec insistance à faire pénétrer dans l'esprit du peuple que le parti conservateur et sa politique sont responsables d’une énorme augmentation d'impôts sur la population du pays. Ilest vrai que lorsque la politique nationale a été adoptée en 1879, à la demande de l’élec-
torat, ainsi qu'il l'u signifié, à une immense majorité aux bureaux de votations, et lorsque la protection a été prise comme base du tarif qui devait être pré. paré, on « allongé la liste des articles imposables, et les droits sur ces articles ont été augmentés. Cela était nécessaire, Mais à mesure que les manufactures s'établissuient et à mesure que les recettes du pays devenuient plus abondantes, deux choses furent faites, Le gouvernement s'est préoccupé du peuple en tant que contribuable, et il s'est préoccupé aussi de lu protection à lui donner d'année en année, selon que les circonstances l'exigeaient, En outre
d'aflirme ceci : quoi qu'on puisse dire de l'angmen-
tation des droits sur ceux de IS79, quoi qu'on puisse
dire du taux élevé qui a prévalu depuis lors
jusqu'aujourd'hui, quiconque étudie notre système
fiscal, consulte les archives, va puiser aux sources
avec un désir sincère d'arriver à la vérité, ne peut | qu'arriver à l'inévitable conclusion suivante : le gouvernement conservateur depuis 1880 jusqu'au- Jourd'hui, s'est constamment préoccupé des intérêts de la population en ce qui concerne les taxes, et, dans il à fuit taxes, telle qu'aucun gouvernement n’en peut mon-
l'ensemble, une remise de!
trer de semblable, dans des circonstances aussi critiques—assurément pas dans ce pays ni, je crois, dans aucun pays du monde, si l'on tient compte du chiffre de la population.
Je me propose de démontrer cela à l'aide de faits et de chiffres, afin que si l'on vient dire au peuple
qu'il paie telles et telles taxes sur telles et telles
marchandises, il sache aussi quels sont les articles sur lesquels il a été dégrevé, et jusqu'à quel point | il l'a été, En ISS2 le gouvernement a trouvé que | le thé et le café étaient taxés et fortement taxés— | et c'était une taxe à laquelle ne pouvait échapper | aucun de ceux qui boivent du thé ou du café. | C'était une taxe imposée sur des articles que le Canada ne produit pas et partant, chaque centin | de cette taxe était payé directement par le consommateur de ces articles. La même chose existait | pour un autre produit qui entre dans la fabrication | d'article d’un usage quotidien et général—létain. Ce produ, aussi était taxé. En 1882 le gouvernement conservateur a aboli complètement les droits sur le thé, le café et l’étain ; et depuis cette époque à venir jusqu'aujourd'hui, sur ces trois articles seulement le gouvernement à épargné à la population du Canada les sommes suivantes :
Surlethé.......,,..... $11,034,039
Sur lecafé........,.... 832,528 Sur l’étain............ 1,465,103 Total.......... 13,331,670
Chaque piastre de cette somme est allée directement dans la poche de la grande masse des consonimateurs. En 1883, le gouvernement abolit les
droits de timbre sur les billets et le droit sur les journaux. Le droit sur les billets atteignait toutes les oérations commerciales des plus grandes aux plus actites et la taxe sur les journaux était appelée une taxe sur les renseignements fournis au peuple, Or depuis ISS3, jusqu'aujourd'hui, l'abolition du droit sur ces billets à épargné au peuple K3,267,388, et sur les journaux KG613,864, soit un total de $3,881,252, de ces deux chefs,
En ISS7, on comimenca une agitation, qui a fini par réussir, pour l'abolition des droits sur la houille anthracite qu'on prétendait peser, et qui en effet Le
droit de 50 centins pur tonne, fut aboli, et depuis
pesuit lourdement sur les provinces de l'ouest,
cette dute jusqu'à 1895 inc'usivement, une somme de $6,044,353, à eté remise aux consommateurs d'anthracite,
En 1890, à part d'autres réductions dans le tarif,
jilya eu une diminution de 10 pour 100, sur le
verre à vitre ordinaire, et de 15 pour 100 sur les mélasses, et sur ces deux articles, seulement, articles d'une consommation générale, on à épargné à la population K521,755.
En 1891, le droit sur le sucre brut a été aboli, et, le droit sur le sucre rafliné a été abaissé et de 1891 à 1895 inclusivement, où à épargné au peuple sur le sucre brut et le sucre rafliné, $19,851,995. Et
|cette réduction à été aussi opérée sur un article
d'un usage général et constant.
En 1894, une réduction générale du tarif fut faite sur toute la ligne.
Sir RICHARD CARTWRIGHT :
Ecoutez !
| écoutez !
M. FOSTER : Je m'attendais à provoquer chez l'honorable député une de ces aimables exclama-
|tions et j'en attendais aussi de la part de l'hono-
Peut-être m'en accordera-t-il quelques-unes. Car tous deux, non pas une fois, mais maintes et maintes fois, n’ont pas craint de déclarer publiquement qu’en 1894 le ministre des Finances est venu devant la Chambre avec de bonnes intentions, disposé à
rable chef de l’opposition.
diminuer
considérablement les droits sur les articles con-
sommés par la population, mais qu'au dernier moment, les manufacturiers lui avaient fait peur, qu'il avait passé le crayon sur les réductions, et qu'il n'avait fait presque rien.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Moins que
rien.
M. FOSTER : L’honorable député dit moins que rien. Cette prétention est aussi outrée que celles qu’il émet ordinairement. Je calcule que grâce à cette réduction générale de 1894, le peuple a été dégrevé de $1,500,000. Or, toutes ces différentes
un total de N4n,1931,027, etuxes, qui a été entevé de sur li population,
unes réunies forment
Quelques VOIX: Oh! oh!