‹ Exposé budgétaire [microforme]Chapitre 17 sur 30 · IN9T69 SU 0G NO · texte numérisé non relu

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M. FOSTER : Mon honorable ami a-t-il terminé l'échéance de ces EMprunts nous serons en mesure les observations qu'il avait à faire au sujet de l’em. | d'emprunter, non plus au taux annuel de 2:86 pour

prunt ? | 100, comme nous l'avons fait l’

année dernière, mais bien à un taux Se l'approchant de deux e

Le MINISTRE DES FINANCES :

t demi

M ces titres, mais 8 : . et

| , Ps UE | Je crois done qu'en prévision du futur rembourse-

l'honorable député a quelque question à te poser, |

Oui, pour le | Moment ; j'allais aborder un autre point

Pour cent, ce qui est la valeur versée sur

; | ment de ces emprunts, et aussi en raison de la je le veux bien. Fit même de la transaction, les | députés, des deux côtés de la Chambre bien aises d'apprendre que nous d'émettre cet etuprunt à deux e sur le marché Monétaire :

M. FOSTER : À quelle époque le dernier em. | Constater, cette trans prunt est.il remboursable ? par la presse

honorables auront été avions résolu t demi pour cent et je suis heureux de le action financière été discutée ‘anadienne abstraction, faite de tout | esprit de parti,

M. FOSTER : Mon honorable ami voudrait-il | D bien deposer le prospectus sur le bureau ?

Le MINISTRE DES FINANCE

US : Avec plaisir.

Le MINISTRE DES FINANCES: Dans cin- À quante ans. Au sujet de l'emprunt en di cussion, il me reste à faire quelques brèves

RÉpucriox DANS LE TAUX DE L'INTÉRÉT, observations

sur un autre aspect de la question, L'émission de J'aborde Maintenant une question sur 1

cet emprunt au taux de deux et demi pour 100, | On à très fortement appelé mon atte déjà fort importante au point de vue de cette tran. | de mes coll gues de ]

aquelle ütion et celle & Commission du tarif, au saction financière en elle-même, le devient davan:|cours de l'enquête qui à eu lieu, l'année dernière, tage, en prévision de l'échéance Prochaine d’une | Parmi les nombreux griefs formulés par les indus-

forte partie des emprunts existants. triels et par les hommes d'affaires au sujet des

principal grief un intérêt beaucoup plus élevé que celui que leurs concurre

En se reportant à la page Ixiv des Comptes | à payer. I publics, la Chambre Constatera que, dans la pé-

embarras qu'ils éprouvaient, leur ÉCHÉANCE DES OBLIGATIONS, était qu'il leur fallait payer

nts avaient 2€ crédit joue un très grand rôle dans | les affaires du pays, et par conséquent le

| l'intérêt du capital est une affaire de chéance atteindront la somme de £34,443,136, soit | t

$167,623,269, Pour nous aider à acquitter ces

taux de viole de 1903 à 1910, les emprunts arrivés à l'é. haute inporance pour les marchands et pour les manufactu. | riers. On m'objectera peut-être que cela n'inté- | resse nullement ou que fort peu le &ouvernement, l'et que c'est une question Qu'il faut abandonner à

de | la loi générale de l'offre et de la demande, S100,000,000 d'obligations qu'il nous faudra, soit fois,

renouveler soit convertir, Le taux net de l'intérêt

obligations, j'estime que nous aurons à notre dis. position des fonds d'amortissements au chiffre de S66,971,181. IL nous restera donc une balance Toute il suit de réfléchir quelque peu pour 50m prendre que le Souvernement à le pouvoir d'influ payable sur notre dernier emprunt, tous frais com- | encer le marché des Capitaux et que, de fait, par pris, s'élève à 2:86 pour 100. Au taux d'intérêt | le système qu'il à adopté, le £ouvernement à intiuque pourtent aujourd'hui ces emprunts remboursa. | encé ce marché, dans une certaine mesure, bles dans la période de temps en question, le ser. | banques ne sont pi ee annuel des intérêts d'un capital de $100,000,000

lVerait à $4,000,000 : tandis qu'au taux de 2:86 pour 100, l'intérêt de $100,000,000 ne s'éléverait

UUX2,860,000, soit un écart de S1,140,000, En

Les is seulement des institutions de prêt, mais elles pratiquent aussi l'emprunt,

Les banques reçoivent du publie une masse

de capitaux sous forme de | prêts, Ces capitaux se trouvent dans les banques | sous forme de dépôts, e

| qu'elles versent dans la cireulation

d'autres termes, SUpposant que le marché moné- t lorsqu'elles sont obligées

ure, à l'échéance de ces différents emprunts fût | de Payer un taux d'intérêt trop élevé sur ces dépôts,

ss avantageux au Canada qu'il l'a été à l'époque | c'est pour ces banques une raison, où au moins une

| | de notre dernier emprunt, l'économie en pour ne pas escompter le papier de com. | | |

HoUS pourrions réaliser sur le service des intérôts iteindrait le chiffre de $1,000,000, Comparative.

Men au taux que nous acquittons aujourd'hui.

merce à un taux plus modéré, On ullègue que nos

banques ont été tforcées d'adopter cette attitude, On prétend que, par le passé, elles ont été forcées

SAVONs raison de croire qu’il nous sera possible | a

Payer un intérêt trop élevé sur leurs dépôts, parce que le gouvernement fédéral le faisait. On de plus ; car, nous espérons que le crédit du Ca. conviendra que d ii, tout excellent qu'il soit, continuera à s'amé-

il etuer cette economie, et même quelque chose uns les caisses d'épargne postales, Nous AVONS payé un intérêt un peu trop élevé, et

liorer et qu'avant d'avoir ütteint la date de certains députés prétendent peut-être que les

DA Re en Amen nu Re,

banques d'épargne devraient suivre cet exemple,

\ mon avis, cette prétention n'est pas admissible,

apprécient déjà l’importante réduction qu'il leu

été permis d'effectuer dans le taux de l'intéret,

La destination des banques d'épargne est d'offrir à Depuis cette époque, il est survenu un incident qui

ceux qui sont intéressés dans ce genre d'institution un endroit où ils puissent faire leurs dépôts en toute sécurité. Toutefois, je serais porté à penser que les cuisses d'épargne ont été depuis longtemps détournées de leur destination, qui était d'offrir aux classes vouées à l'économie un lieu sûr pour le placement de leurs petites épargnes, et ce n'est pas à cette catégorie de déposants qu'appartient la plus grande partie des fonds déposés dans ces

banques.

Quoi qu'il en soit, nous constatons que par le passé le gouvernement à payé un taux un peu trop élevé pour les dépôts des caisses d'épargne, et après mûre délibération nous avons estimé que, dans lintérét bien entendu de notre commerce et de la prospérité de nos industries, dans l'intérêt de l'homme d'affaires qui a besoin, dans une certaine mesure, de crédit pour l'exploitation de son negoce, il importait de ne pas donner à l'argent dans ce pays une valeur arbitraire mais de laisser à chacun la liberté d’emprunter suivant les justes lois de l'offre et de la demande, Tout convaincus que nous étions, d'une part, de la nécessité d'encourager les dépôts dans les banques d'épargne, et tenant compte, d'autre part, du grand nombre de dépo sants et du bénéfice notable qu'ils retireraient du taux élevé d'intérêt, nous avons jugé, toutefois, que l'intérêt du public en général nous faisait un devoir de ne pas payer aux déposants un taux d'in. térét supérieur à la juste valeur du capital. Nous avons réduit, en juillet dernier, le taux d'intérêt payé par les caisses d'épargne de trois et derni à trois pour cent. Et bien que cette mesure n'ait pas soulevé de critiques dans le publie, on a, toute fois, prétendu quelque part qu'elle aurait pour con sequence une notable diminution des capitaux déposés dans les banques d' parures, Cette prédie tion, touti fois, ne s'est pas réalisée, Si je he te trompe, cet abaissement du taux de l'intérêt a pro voque, dans une certaine IHIESUre, tuls non pas universellement, un abaissement shnilaire dans l'intérèt du c:

ipital, par tout le pays. Nos établis sements de crédit ont différentes catégories de clients, jouissant d'un erédit variable, TT y a, d'abord, les clients d'élite, qui peuvent obtenir l'escompte de leur papier de commerce à des taux

Q interet assez AVANTASOUX : puis vient une autre

classe de clients jui btier nent de l'est onipte à des

nous à poussés à faire un pus de plus dans cette voie, Nous n'aurions pas cru faire acte de sagesse en abaïissant brusquement du premier coup, le taux de l'intérêt de trois et demi à denx et demi pour ent, et nous nous sommes contentés de l'abaisser à trois pour cent ; or, depuis que nous avors réussi à placer sur le marché des capitaux, nos propres titres portant un intérêt de deux et demi pour cent, il nous est venu à la pensée de consi dérer ce taux de l’intérôt comme le type de la valeur du capital, et nous avons jugé qu'il ne fallait pas payer un intérêt plus élevé que celui-là,

On le sait, le frais d'administration des caisses postales s'élèvent à un quart d’an pour cent : or. si l'on ajoute ces frais à l'intérêt de deux et demi pour cent payé sur les dépôts, cela donne deux et trois quarts pour cent, ce qui équivaut à peu près au taux d'intérêt que nous payons aujourd'hui pour les capitaux empruntés sur le marché anglais.

Quelques VOIX : C'est moins.

Le MINISTRE DES FINANCES : Mon hono.

rable ami a raison il y à une légère fraction en moins. Or, je le répète, nous espérons que les titres du Canada vont augmenter en valeur, J'ai déjà fait observer à la Chambre qu'en émettant un nou vel emprunt à ce taux réduit, nous éprouvions Momentanément quelque désavantage : mais, abs traction faite des embarras temporaires, des rumeurs de guerre qui, nous l'espérons, se dissipe ront bientôt, nos espérons que nos titres canadiens vont bientôt subir un relèvement, et nous avons raison de croire que le Canada pourra emprunter tout l'argent dont il aura besoin à une fraction au dessus de deux et demi pour cent, En payant aux déposants deux et demi pour cent d'intérêt pou leurs dépôts, et en dépensant un quart d'un pour cent pour l'administration des caisses d'éparine, nous payons Virtuellement deux et trois quarts pou cent &intérêt et nous serons sans doute bientot en iesure d'emprunter des capitaux à ce taux en Angleterre. Nous nous proposons donc le pri de juillet prochain, d'abaisser de nouveau d'un dé pour cent l'intérêt payable aux déposants, et de por

le taux à deux et demi pour cent,

M. SPROULE: Voilà une fameuse opération

ommerciale pour la classe panvre.

Le MINISTRE DES FINANCES : Mon hono

taux moins favorables ; puis, enfin, unc Uoisième rable ami pense, sans doute, qu'il y a beun di

catégorie de clients qui sont heureux dc pouvoir pauvres gens qui déposent leurs éoonomies 4 le

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ODCOIHT à HOIHIPDOELE QUOL Taux, \ mon avis, les CHISSeS d'épargnes postales, ais il est encor: ten

établissements de crédit ot les honnnes d'affaires plus grand le nombre de gens moins fortune 0

qui jouissent d'une excellente rm putation financière, | sont obligés de payer cet intérêt et qui n'ont pas

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