‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 18 sur 35 · À PROPOS DE COMMERCE PRÉFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

À PROPOS DE COMMERCE PRÉFÉRENTIEL

M. l'Orateur, il y a une autre idée de prônée

c'est l’idée favorite de mon honorable ami de Bruce.

nord (M. MeNeill)—le rommerce entre l'Angleterre | et ses colonies—et l'idée favorite de plusieurs autres !

députés ; une idée qui, bien que les honorables députés de la gauche veuillent en rire, par sa valeur

intrinsèque et la popularité qu'elle acquiert chez |

les penseurs, ne doit pas être ridiculisée. Bien que ça ne soit pas une possibilité dans le moment, bien que son acceptation soit très éloignée encore, c’est une idée qui repose sur quelque chose de plus noble que l'intérêt égoïste d’un pays en particulier. C’est une idée qui élève l'esprit, qui vous donne l’idée de

la puissance, de la stabilité et de la force impériale, |

qui est un bon levain à jeter dans l'existence politique de tout pays ; une idée de continents et d'îles avec un climat, des produits et des ressources d’une variété infinie, avec de grands talents et de grandes qualités, avec les avantages d'un commerce impor-

portant et une flotte commerciale qui couvre les mers, Je vous dis, M. l'Orateur, que la réalisation de cette idée serait la plus grande, la meilleure, ln plus noble action politique qui n'ait jamais été faite. Je ne dirai pas que c'est une possibilité dans le moment, mais je dirai que c'est une si bonne idée qu'il convient que le Canada ou tout pays anglais se tienne prêt pour son adoption possible ; et nous ignorons à quel moment des change. ments dans l'opinion publique nous rapprocheront d’une réalité qui, pour plusieurs, ne semble tre, aujourd'hui, qu'un rêve, une vision, Le parlement | a adopté le principe d'un commerce préférentiel lentre l'Angleterre et ses colonies. J'espère que d’autres colonies de l'Empire comprendront l'avantage de cette politique et l'adopteront. Je suis qu'un nombre grandissant de penseurs et d'ouvriers en Angleterre, approuvent cette idée dans son sens abstrait, et plusieurs même dans son sens concret ; et je sais aussi qu'elle doit lutter contre un préjugé d'un demi-siècle d'enseignement économique, sur tout parmi les masses en Angleterre. Ainsi que je l'ai dit, ce n'est pas une possibilité présente ; il :est bon cependant de nous mettre dans une position avantageuse, afin pouvoir contribuer à son | adoption, si cela devient faisable. Voilà pour ce | qui concerne cette question.

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