DÉPENSES ET REVENUS POUR
Quant aux dépenses et aux revenus de 1895-96, l’année n’est pas suffisamment avancée, évidemment, pour me permettre d’en faire l'estimation certaine. Nul ne peut dire ce qui peut arriver dans les cinq mois qui restent encore à s’écouler, en tant que les troubles commerciaux et le cours général du trafic sont concernés. Mais, étant donné ce qui était prévu et ce qui s’est réalisé jusqu’à présent, et faisant une estimation aussi approximative qu'il est possible pour le reste de l’année, j'en arrive aux résultats qui suivent : — jusqu’au 20 janvier 1895, les revenus furent de $18,080,197. Les dépenses, pour le même temps, Depuis le 20 janvier 1895,
jusqu’au 30 juin 1895, le revenu s’est élevé à $15,- 897,931. Les dépenses, durant la même période, ont été de $18,298,605.
Pour l’année courante, les revenus s’élevaient à $19,560,174 le 20 janvier, étant une augmentation d'environ $1,500,000. Les dépenses comparatives à la même époque s’élevaient à $19,302,244, étant une diminution d'environ $530,000. Du 20 janvier 1896 au 30 juin pro:haïin, j'estime l'accroissement du revenu à $17,439,826. Pour que cela puisse se réaliser, il est nécessaire que le trafic marque une augmentation et un développement progressifs sur la partie de l’année pour laquelle les revenus sont maintenant perçus. Ni ces prévisions se réalisent, les revenus de l’année courante en somme, seront d'environ $37,000,000. Quant aux dépenses je trouve que les dépenses de l’année courante, jusqu'au 20 janvier, comme je l’ai dit, s'élèvent à #19,302,244.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Cela diffère de l’état que l'honorable ministre a été assez bon de m'envoyer.
M. FOSTER : Celacomprend jusqu’au 20 janvier.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: L'état qui m'a été tourni ne s'accorde pas avec les chiffres de l'honorable ministre. Ily à, pour la même période,
un écart de plusieurs centaines de mille dollars.
M. FOSTER : J'ai foi, pourtant, dans l’exactitude des chiffres que j'ai cités.
Sir RICHARDCARTWRIGHT : J'espère, alors,
que l'honorable ministre n’enverra un état amendé.
M. FOSTER : Il peut se trouver quelque erreur dans les chiffres.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: L'état que m'a fourmi l'honorable ministre, ce dont je lui suis bien obligé, montre, jusqu’au 20 janvier 1896, une dépense de $18,902,000. Je puis faire passer l’état à l'honorable ministre de façon à ce qu'il puisse juger par lui-même.
M. FOSTER : Je suis convaincu que l’état que je possède est exact.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Sans doute, j'attireseulement l’attentionde l'honorable ministre sur le fait que, entre les deux états, il y a une différence.
M. FOSTER : Les dépenses estimées du 20 janvier 1896 à la fin de cet exercice, sont de $17,- 697,756. Ces dépenses, avec celles déjà faites
produiront en chiffres ronds, un total de $37,000,- 000. De sorte que, d’après ces estimations, Les revenus et les dépenses, pour l’année courante, se balanceront à peu près. Il peut y avoir une petite différence, d’un côté ou de l’autre, et naturellement, Ne les estimations, couvrant une si longue période, peu- Er | vent ne pas être tout à fait exactes. >
Mais je pense que, en somme, je peux dire | sûrement que l’écart ne sera pas très grand entre. les revenus et les dépenses pour l’année 1895-96. C'est-à-dire que aons avons traversé la période de