‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. FosterChapitre 18 sur 39 · IMPORTATIONS—-MATIÈRE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS—-MATIÈRE PREMIÈRE

Article. 1890. 1895.

Laine es... LP RAS AMOEU hre 8,905,261 7,750,050 Coton PAT À be OP TAA A EE 36,625,187| 56, 24,286 Peaux I AI RENE “A 1,712,012 1,950,530 Gutta percha et caoutchouc. ‘‘ 536,386 73 ,916 Chanvre. AU UE nié SLT 774,587 622,306 Bois de construction, etc..... $ 897,903 1,485,714 SHBREID LUE TRE NIEUE ete 162,469,350! 345,518,582

Le bois de construction mentionné ci-dessus est de provenance étrangère, et est employé aux travaux d’ébénisterie en tous genres.

Conséquemment, en tant que l’argument est basé sur l'importation de la matière première, il justifie ma prétention que les industries de ce pays se sont bien maintenues. M. l’Orateur, je puis aller plus loin et établir que ces industries se sont bien maintenues, non seulement parce que l’importation de la matière première dont les manufactures font usage, le démontre, mais encore par une autre preuve, savoir : l'exportation des articles manufacturés. Le temps est passé où les gens pouvaient pointer d’un doigt dédaigneux les exportations des manufactures du Canada. Faibles elles sont, même encore, comparées à quelques-unes de nos autres exportations, mais elles augmentent chaque année, et aujourd’hui elles constituent une partie non peu considérable des exportations de ce pays. Cette exportation est la suivante :

Exportation d’articles manufac.... $5,741,184 $7,768,875

Cet état démontre une augmentation de 35 pour 100. C’est le second argument qui tend à démontrer que nos industries se sont bien maintenues durant cette période. Nous pouvons aller un peu plus loin, M. l’Orateur, et nous pouvons signaler les vieilles industries qui ont prospéré, et cela a été constaté par tous les députés qui siègent dans cette Chambre. Nous pouvons aussi signaler l’établissement de nouvelles industries, notamment une industrie de date récente dans la cité de Hamilton, au pied du lac Ontario, une industrie pour fondre et manufacturer le fer et l’acier, et qui, aujourd’hui, après avoir dépensé $400,000 pour édifices et pour outillages, peut produire 200 tonnes de fer par jour, et est maintenant en frais d’en produire la moitié de cette quantité, et de le tirer en entier de minerai canadien, de minerai extrait en ce pays, travaillé en ce pays, par des mains canadiennes.

Dans la Colombie Anglaise il y a eu un progrès marqué dans les travaux miniers de toutes sortes, et une industrie considérable et rémunératrice est déjà établie en cet endroit, et donne les plus belles promesses de développement. Æt le temps n’est pas loin où la Colombie Anglaise, de ce côté-ci des montagnes à l’océan Pacifique, constituera une ruche industrielle en ce qui concerne l’exploitation des minéraux et des métaux

Le fer en gueuse produit en ce pays dans la période de 1891 à 1895 est de 193,000 tonnes, contre 137,000 tonnes manufacturées dans les cinq années précédentes, ce qui constitue une augmentation remarquablement considérable.

Page 1