‹ Exposé budgétaire présenté par l'Hon. Sir Thomas White, M.P., Ministre des finances, à la Chambre des Communes, mardi, 15 février, 1916 [microforme]Chapitre 2 sur 22 · FRAIS DE L'ADMINISTRATION CIVILE · texte numérisé non relu

FRAIS DE L'ADMINISTRATION CIVILE

Au cours de l'exposé budgétaire de l’an dernier, je disais que le Gouvernement avai: décidé de ne pas entreprendre de nouveaux ouvrages tant que la situation financière ne serait pas éclaircie et que nous n’apercevrions pas une source où puiser des fonds pour faire face à la dépense. Cet article de notre programme, nous l’avons observé de la façon la plus rigoureuse. Comme nous n’avons fait exécuter que les seuls travaux dont l’entreprise était déjà adjugée, et que nous avons restreint les frais de l'administration civile, il se trouve que les déboursés pour tous objets autres que ceux de la guerre sont loin de s’élever au chiffre inscrit au budget. Jusqu'à présent, les dépenses ordinaires se sont élevées, en chiffres ronds, à $93,500,000, c'est-à-dire que, par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, elles accusent une diminution de plus de $13,000,000. Les dépenses à compte du capital—celles notamment qui ont trait à des entreprises telles que le Transcontinental national, le pont de Québec, la gare maritime d’Halifax, l'amélioration de la voie navigable du Saint-Laurent, le canal Welland et le chemin de fer de la baie d’Hudson—ont été de $30,500,000, accusant une diminution de plus de $7,000,000 sur celles de la période correspondante de l’an dernier.

Si, d’un côté, nous tenons compte de l’augmentation de notre revenu et si, d’autre part, nous considérons la diminution de notre dépense imputable sur le capital et notre dépense ordinaire, nous constatons que—le coût de la guerre étant éliminé—l’état financier du Canada s’est amélioré au cours du laps de temps écoulé depuis le mois d’avril dernier, dans une proportion qui représente au moins $51,000,000. Le progrès dans ce sens atteindra probablement #$57,000,000 pour tout l'exercice financier.

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