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a été de $8180,009,000, et en 1914-1915 de $36,000,000. Pour l'exercice courant il paraît certain que la balance en notre faveur atteindra $200,000,000.
Qu'un changement aussi considérable ait pu être effectué en une seule courte année, c’est là une preuve frappante des ressources merveilleuses de notre pays, comme du talent, de l’activité et de l’esprit d'économie de sa population.
Notre commerce total pour l’année s’élèvera à #1.200.- 000,000 approximativement, soit une augmentation de près de $200,000,000 dans nos exportations, et une légère diminution dans nos importations. C’est la première fois dans l’histoire du pays, que le commerce total du Canada atteint un chiffre aussi élevé. ;
Notre stabilité financière continue à se maintenir. Les bilans publiés par ncs grandes institutions monétaires révèlent une solidité toujours croissante. Les économies du peuple augmentent aussi très rapidement, ce qui assure un crédit suffisant aux besoins du commerce, de l’industrie et de l’agriculture. Bien que, depuis le commencement de la guerre, les emprunts en Angleterre pour nos dépenses imputables au compte du capital aient encore été possibles, mais dans une mesure grandement restreinte, nos provinces, municipalités, compagnies de chemins de fer, sociétés industrielles et autres ont eu recours avec un succès appréciable au marché des Etats-Unis, où ces sortes de valeurs sont en grande demande.
Bien que ces traits de nctre ituation économique soient significatifs et très encourageants, nous ne devons jamais perdre de vue ce fait que nous participons à une grande guerre, la plus grande dans l’histoire du monde, qui continue à augmenter en intensité, sans signe de ralentissement et sans perspective de fin prochaine. Au contraire, tout semble indiquer qu’elle durera tant que l’un des adversaires ne sera pas épuisé et ne succombera pas sous les ressources supérieures de l’autre. Pour gagner la guerre d’une façon tellement décisive que l’on puisse être assuré d’une paix stable, l'empire devra utiliser toutes ses forces en hommes et en argent,
À ce point de vue, notre véritable politique est d’augmenter nos forces financières en redoublant d’effort pour accroître la production et en exerçant une rigoureuse économie qui réduise au minimum toutes les dépenses superflues pour fins de luxe ou de ce qui n’est point essentiel. C’est ainsi seulement que nous pourrons réparer la perte causée à nos industries par le départ d’un si grand nombre de nos ouvriers, réparer les dégâts que la guerre a causés et trouver les fonds qu’il faut pour la continuer. On ne saurait le dire et le redire trop souvent: nous aurons à faire face à des charges de plus en plus lourdes et, pour les non-enrôlés, le travail et l’économie constituent
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