‹ Exposé complémentaire des titres scientifiques, 1893-1900Chapitre 5 sur 5 · VIII.—THÈSES FAITES A LA CLINIQUE DE SAINTE-ANNE · texte numérisé non relu

VIII.—THÈSES FAITES A LA CLINIQUE DE SAINTE-ANNE

(Thèse du D' Ànthe.ujsie, 1897).

Ce travail inspiré par M. Joffroy reflète ses opinions cliniques et le résultat de ses nombreux travaux d’expérimenta-

L’équivalent toxique vrai, et l’équivalent toxique expérimental. En matière de toxicité des alcools, le premier de ces équivalents est le seul important;

2° Dans l'intoxication chronique , on aura recours à l’ingestion stomacale et parfois aux injections sous-cutanées et intramusculaires.

Les résultats fournis par ces méthodes expérimentales sont

a) Dans les boissons alcooliques fortes, le taux de l’alcool est si considérable par rapport au taux minime des impuretés que l’alcool même le plus pur (éthylique) et le moins toxique

contact de la cellule nerveuse avec des substances toxiques.

III. - Enfin l'auteur, après avoir constaté chez les animaux, que certains sujets ne réagissai ent jamais suivant le mode convulsif, quels que soient les modes d’excitation et les procédés opératoires employés, développe la théorie de M. Joffroy sur Xaptitude convulsivante (voir pages 24 et 27).

De l’épilepsie sensitivo-sensorielle (Thèse du D' Louis Cette thèse contient une observation inédite recueillie dans

le service de la clinique de Sainte-Anne.

L’auteur conclut avec M. Joffroy (Leçons cliniques de l’asile

2° Par des troubles exclusivement sensitifs;

3» Par des troubles exclusivement sensoriels ;

4° Par des troubles exclusivement psychiques. '

L’observateur cite trois observations absolument typiques d’épilepsie psychique recueillies dans le service de M. Joffroy.

Chez deux malades les troubles psychiques constituaient toute la maladie. Chez le troisième, des accès convulsifs se joignaient aux vertiges.

Sur la nature de la paralysie générale (encéphalite parenchymateuse) (Thèse du D r Coulon, 1896).

Cette thèse reproduit certain nombre de considérations inédites, puisées par l’auteur dans les Leçons cliniques de M. Joffroy.

« A côté des alcooliques, dit M. Joffroy, qui font de la gastrite'alcoolique ou de la cirrhose, à côté de ceux qui font de l’artérite alcoolique ou de l’athérome cérébral (hémorrhagie cérébrale) il en est d’autres dont la prédisposition appelle l’action de l’alcool sur le système nerveux et font du delirium tremens ou présentent les troubles mentaux de l’alcoolisme chronique. Mais il en est toute une classe, chez lesquels la prédisposition est plus forte encore, et appelle le processus de l’encéphalite parenchymateuse. Comme adjuvant, il faut faire intervenir les causes occasionnelles » (leçon inédite à l’asile Sainte-Anne, 1895). — « Suivant les cas, la tare héréditaire peut frapper le système moteur (chorée), le système sensitivo-sensoriel (tabes), le système psychique (dégénérescence mentale), ou atteindre à, la fois ces différents systèmes (comme dans la paralysie générale). »

De la paralysie générale juvénile (Thèse du D^Saint-Maurice, 1896).

S’appuyant sur les leçons de M. Joffroy et sur les observations publiées dans la littérature, l’auteur conclut que la principale cause de la paralysie générale juvénile est l'hérédité

ou un champ endogène, descendant ou ascendant. Il arrive même que les zones les plus respectées dans le tabes (zone de

Westphal, par exemple) se trouvent être les plus atteintes sur une Coupe où la bandelette interne, au contraire, est absolument saine. Une lésion constatée à une étape donnée ne se poursuit pas dans toute la hauteur de la moelle : ainsi l’envahissement d’un champ radiculaire lombaire, quelle que soit l’intensité de sa destruction, ne coïncide pas forcément avec la dégénéra-

segments de la moelle, tandis qu’elles sont très marquées en d’autres segments.

La lésion cellulaire est primitive. C’est d’elle que découlent les processus dégénératifs endogènes et exogènes, soit directement, soit indirectement par transmission de neurone à neu-

Les lésions vasculaires et méningées ne paraissent pas jouer unrtfle important dans le développement de la sclérose ; elles sont souvent très peu prononcées, alors que la sclérose est très étendue.

Même lorsque des symptômes cliniques d’une longue durée en ont imposé pour un tabes légitime, si la paralysie générale survient, on n’a pas, jusqu’à présent, le droit de conclure à l’association des deux maladies avant d’avoir pratiqué l’examen

Recherches sur les urines à la deuxième période de la paralysie générale (Thèse du D r Hermann Rieder, 1895).

Dans ce travail fait dans le laboratoire de la clinique des maladies mentales, l’auteur montre que les urines des paralytiques généraux à la deuxième période présentent généralement les caractères suivants :

Polyurie,

■ Densité abaissée,

Conservation ou augmentation de la quantité d’acide urique.

Rapport de l’acide urique à l’urée exagéré,

Phosphates très notablement diminués,

Chlorures considérablement augmentés,

Souvent albumine en petite quantité, peptone, acétone.

Stigmates physiques de dégénérescence chez les paralytiques généraux (Thèse du D r Rogues de Fürsac, 1899).

Dans ce travail inspiré par M. Jotfroy et exécuté soüs sa direction, l’auteur étudie la fréquence des stigmates de dégénérescence chez les paralytiques généraux et chez les individus

l’hérédité et surtout dans l’hérédité névropathique, vésanique «t alcoolique.

Rapports de l’hystérie et de la dégénérescence L’auteur s’appuyant sur plusieurs observations recueillies

aliénés. (Thèse du D' Mesley, Paris, 1900).

« Peu de cliniciens ont recherché dans le graphisme le reflet des troubles du caractère... Cependant un travail avait été fait en ce sens, et avec succès, par M. Joffroy. Ses longues recherches sur la question n’ont pas élé publiées, mais elles ont fourni la matière d’une leçon qu’il a faite à la clinique de la Faculté le 20 janvier 1894. »

On peut distinguer deux sortes de troubles dans l’écriture des aliénés :

1° Des troubles psychographiques, c’est-à-dire le reflet des altérations mentales sur le texte des écrits : idées délirantes ou mal enchaînées, choix des expressions, mots oubliés, fautes d’orthographe ;

2“ Des troubles calligraphiques, c’est-à-dire les troubles du tracé de l’écriture.

M. Joffroy, après avoir établi ces deux ordres de troubles, faisait ressortir la corrélation qui les unit à tout instant, et il insistait sur la netteté de cette corrélation chez l’aliéné, pensant

nairement réservé, car tel malade aura un accès de déli) dégénérescence, et n’en présentera jamais plus par la suil suivant obtiendra sa guérison après deux ou trois accès autre en aura toute sa vie sans que ses facultés intellectu

auteur de cette thèse très documentée conclut que la sion mentale mérite une place à part en aliénation menau même titre que la manie et la mélancolie.

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