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x \ s \ Fa à | Quant aux modifications AO due qui conditionaent certainement un changement € de Pallure clinique de la mala-
die, elles sont encore inconnues. Les auleurs sont muets sur
leur comple el seul Botros pose le problème en écrivant
«CI serait curieux de savoir &i les cellules nerveuses dégénérées où atrophiées se sont régénéréés où si ce sont d'autres cellules qui font un rôle double compensaleur, comment se comportent les prolongements nerveux Ne élaient alrophiés
ou même coupés ?... » Il est vraisembla le d'admettre qu'il
ne se produit que de simples modifications de régime cireula-
toire cérébro-spinal el méningé, et que les aliérations cellulaires constituées restent définitives. Le fait est, en tous cas, confirmé par la persistance des Tésions inflammaioires de la pie-mére,- puisque la Ivmphocvtose et l'albuminose sont conservées, Ine s'agit d'ailleurs pas au point de vue clinique, de guérisons véritables au sens strict du mot. I y à plutôt arrêt de la maladie que resüilution parfaite à Pétat antérieur. L'élément délire et confusion hé à des modifications circulaloires transitoires disparait, mais l'élément démence qui tra-° duit des altérations cellulaires permanentes reste fixe. Les malades conservent en dehors d'une série de stigmates phvsiques, un certain puérilisme, une certaine Lorpeur intellectuelle, une allure générale d'indifférence, un léger déficit de la mémoire, bref, tout un ensemble de petits signes qui peuvent passer inaperçus de l'entourage, mais qui n'échappent pas à l'œil de l'aliéniste averti.
-Les statistiques complètes et détaillées sont à la vérité peu nombreuses. N'avant pu nous procurer dans leur lexte les monographies russe el allemande des dernières années force nous en a été de nous en rapporter à des analyses par-
fois Suceincles ou à des citations écourtées. Nous avons sur-
tout pu relever ainsi les résultats du traitement par la tuber-
culine et par l'inoculation des grandes pyrexies, nous les {ranscrivons ci-dessous
Wacner a traité par la iubereuline 88 paralvtiques généraux et a obenu les effets suivants : 39,44 % ne furent pas In-
Pre + ae MN fluencés, 28.2% ne furent pas améliorés, mais il obtint chez eux un arrêt très remarquable dans la marche du RU morbide, 10.44 % montrèrent une amélioration sensible de sorte qu'ils pouvaient vivre en société sans avoir besoin d’une surveillance, enfin 26. 68 % purent reprendre leur travail et la tutelle fut suspendue. 4 |
JURMANN soumet au même de 39 paralytiqués. An bout de deux années, 20 étaient morts, 5 n'avaient nullement été influencés par le traitement, 10 avaient vu leur maladie s'arrêter, les symptômes fixés au point où ils en étaient au moment de la première de 2 furent améliorés au point de pouvoir sortir de l’asile, 2 purent être considérés comme cliniquement guéris tant l'amélioration fut parfaite et durable.
Jourawsry a obtenu 50 % de succès sur 64 malades, il ne différencie pas les arrêts simples d'évolution des amélioralions légères et plus nettes.
Prcz a constaté sur 90 malades 40 % d’insuccès seulement
et 30 % de succès complets.
ANGLADE €t Mon de Tryssreu rapportent 111% de guérisons cliniques, 22 % d'améliorations suffisantes et 66 % d’insuccès, Bouros relate dans sa thèse 12 des observations les plus favorables d'ANGTADE.
FIScHER a soigné par le nucléimate de soude 21 paralytiques généraux, dont 10 furent améliorés au point de pouvoir gagner leur vie comme auparavant, 5 furent améliorés suffisamment pour retourner vivre chez eux, 6 seulement ne retirèrent aucun bénéfice du traitement.
WeicaBRopT n'a inoculé le paludisme qu'à 4 malades très avancés dans leur maladie, 2 n’ont pas été modifiés, 2 ont été très sensiblement améliorés.
Les FAR de Munrens, WeEyaanpt et KirscnBaum ont porté sur 33 paralyliques. Les uns ont été inoculés de fièvre ne les autres de paludisme, Sur ces 33 paralytiques traités, 4 sont morts : 3 de complications indépendantes du traitement (pneumonie, empyème consécutif à une fracture,
4 entérite), tu PH survenues à la suite ‘de Den mènes d'intolérance pour la quinine. Des 29 restanis, les auteurs, pour des raisons variées (durée, insuffisante d'observa “ tion, défaut de certitude absolue touchant le diagnostic, etc.), 4 ne retiennent que 18 cas : 12 de ceux-ci ont élé considérablement améliorés de telle sorte que, pour la plupart d’entre eux, on peut parler de rémission complète dont les auteurs citent Æ plusieurs observations résumées.
6 Les objections premières qui s'opposent à ces résultats très encourageants dans leur ensemble et dont certains paraissent presque trop beaux, sont celles de l'existence de rémissions spontanées au’cours de Ja paralysie générale et accessoirement celles de la validité peut-être fragile de .ces améliorations. PE Si, en ce qui concerne les tous récents essais d’inoculation de paludisme ou de fièvre récurrente, nous manquons du recul nécessaire pour apprécier sainement la valeur de la méthode, le doute n’est pas permis en ce qui concerne l'emploi de la tüberculine qui a véritablement à son actif des ralentis- sements considérables de l'évolution du processus de méningo-encéphalite, des arrêts et des rémissions plus complètes remontant déjà à plusieurs années. L'objection des rémissions spontanées, contre laquelle évidemment, il n’est pas d’argument péremptoire, doit cependant fléchir devant l'allure et le nombre de ces transformaions brusques par le traitement, allure et nombre qui ne sont pas comparables à ceux que montre la pratique usuelle des asiles d’aliénés. Elle doit céder surtout dévant le mode d’apparition de ces rémissions qui paraît indiquer autre chose
qu’une simple coïncidence.