RS M A
cre commençait à régresser, pour disparaîre lui-mêmé com-
plètement en quelques seraines. Bien qu'ils n'aient pas clé tout à fait constants, ces résullats leur ont paru absolument démonstratifs de l'action stérilisante ‘exercée, dans certains
“cas, par les hautes tempéraiures sur la Vitalité du spiro-
chète dans la syphilis expérimentale. Dès lors, il serait séduisant d'admettre que, chez les paralvtiques traités par l'inoculation de maladies à grandes réactions fébriles, les’ améliorations obienues dépendent d'un processus analogue au pro-
- cessus expérimental dont on vient de voir le détail. Mais ce
ne peut être encore qu'une simple et très hypothétique sup-
Plus récémment encore, inspirés des opinions de SEzZARY,
certains auteurs comme Rosexrnar el Horrser notamment,
font jouer à la transformation subite du terrain une action
primordiale. Convaineus que le tissu ñerveux mel, par sa
composition physico-chimique spéciale, le tréponème qui sv
-est fixé dès le début de Ta période secondaire ainsi que lal-
testent les réactions méningées précoces, à l'abri des médications spirillicides et de Faciion des substances immunisantes, ils ont jugé nécessaire de créer par voie délournée des réactions permettant la guérison des lésions d'encéphalite svphilitique seules, essentiellement caractéristiques de la maladie. Leurs plus récents travaux, appuyés d'expériences précises, faites sur des animaux auxquels ils avaient artificiellement provoqué des lésions nerveuses, nous fournissent une explication rationnelle. Is tendent à démontrer qu'il s’agit de réactions physiques de nature colloïdale déclanchées par pénétration de substances étrangères qui troublent l'équilibre du milieu sanguin et aboutissent à la stimulation du svmpafhique se traduisant par une faculté de réaction exagérée du système nerveux vers la guérison.
En résumé, il est plus vraisemblable que le mécanisme biologique intime, dont on fournit {ant d'interprélalions est en réalité complexe. Il est probable même qu'il s'agit à la fois, et de modifications physico-chimiques du terrain organique
rendu défavorable au germe qui s'y développait, et aussi d'exaltation des défenses organiques ordinaires qui s'atlaquent directement à l'agent pathogène lui-même, agent qui
peut être détruit ou altéré par les hautes températures obtenues,