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&° L'inoculalion directe d'une infection fébrile.
1° Par action de substances chimiques ou vrganiques
a) Procédé de Lurmorr, - Cel auteur injecte à deux jours d'intervalle dans la cavité arachnoïdienne de 2 à 6 centimetres cubes d'une solution’au dixième de chlorale de soude, I pralique plusieurs séries de cinq injections, avec repos de 15 jours entre chaque série.
b) Procédé de Prrez. — Le psvchiàâlre viennois S'adresse pour provoquer la leucocytose désirée aux solutions de pep-
tone à 30 pour cent, dont il injecte à plusieurs reprises quoti-
on Hier
diennement 20 centimètres cubes sous ie peau de la paroi abdominale.
Ulérieuremient, il employa le sérum frais de cheval à dose x * UN ne ( / L, À F fa:
journalière de 50/cenlimètres cubes par voie sous-culanée.
7 cProcédé de Fiscner. — Fiscner (de Prague) obtient les mêmes résultats favorables chez ses paralytiques généraux par desi injections sous-cutanées de 0 or. 90 de nucléinatée de soude faites en solution à 10 pour cent, à répétées à intervalle de deux à qualtrei Jours. d
d) Procédé de DoxarK. e Ce dernier auteur fait, selon lin-
tensité de la réaction obtenue, de 10 à T8 injections sous-cultanées d'une totalité d’une solution contenant : SENS Eau -distillée, -100° er.
Nucléinale de soude’. } Sa $ RUES CTAMTIES.
Chlorure de sodium.….\ LR 2° Par iniettions de toxines microbiennes
Fous les proeédés ressortissant à cette catégorie utilisent
pour la provocalion de l'élévation de température la tuberculine. Hs ne différent que par la variété du produit employé et par les doses et le mode de leur applhealion.
a) Procédé de Waaxer. — Cet auteur, Ie promoteur de la méthode, injecte tous les deux Jours des doses croissantes de, vieille tuberculhine de Koch qu'il emploie pure : 11 débute par un demi-centigramme ei monte jusqu'à 10 et même 15 centigrammes.
b) Procédé de Pirez. —- Pircz modifie la méthode en y associant les sels mercuriels, nous (ranscrivons ci-dessous les indications qu'il formule lui-même
« Nous donnons alternativement : un jour, une Injection de 2 centigrammes de sel mercuriel soluble : l'autre jour, une injeclion de tubereuline, nous commençons avec 0 gr. 0005. La température doit être enregistrée toutes les trois heures, C’est selon la réaction obtenue après chaque injection que nous augmentons la dose suivante, Si la fièvre manque, nous doublons la dernière dose, si la tempéraiure s'élève à 37°5, nous don-
| ( nons une dose et Fi si la fièvre re à 38 degrés, nous injeetons une dose et un quart. Si la température monte encore davantage, nous répétons la même dose. De cetie facon, nous arrivons graduellement à L cc. de tuberculine (la tempé-
- rature né doit pas dépasser 39 degrés). Pendant toute la cure, ‘il faut rigoureusement surveiller les fonctions intestinales,
combattre énergiquement la moindre constipation. Point de
boisson alcoolique. Pour la plupart, les malades n'ont pas be-
soin d'aliment ». \ |
c) Procédé p'AxGLADE. — L'auteur bordelais utilise la tuberculine brute de l'Institut Pasreur pour usage vétérinaire, li vrée en flacon de 5 centimètres cubes et dont une goulte au comple:goutte normal pèse 26 milligrammes. Nous emprun- Lons à la thèse de son élève Bouros, les principes de sa technique. Avant de commencer le traitement, écrit ce dermier, il faut peser le malade, il est parfois nécessaire de le repeser après la 2° ou la 3° injection. [ faut prendre la température toutes les deux heures jusqu'à ce qu’elle retombe à la normale. Il faut commencer par une goutte de tuberculine, la dose suivante doit être réglée par la dernière élévation thermique. Si la température n'a pas dépassé 38 degrés, 1} faut augmenter les doses soit de 1, soit de 2, 3, 4 où même 5 goulles, de facon à obtenir un syndrome réactionnel plus intense que celui de la fois précédente. Si, au contraire, la température s'élève à plus de 40 degrés, même s'il s s'accompagne de vomissements, 1} faut refaire la même dose que la dernière fois. La quantité de luberculine injectable est diluée dans 4 centimètres cubes de sérum physiologique et injectée dans les quelques heures qui suivent la dilution sous la peau de la région vertébrale. Chaque injection doit être séparée de la suivante par une semaine pendant laquelle on doit suralimenter le malade. Après'la 5° imjechon, il faut cesser le traitement et attendre trois semaines au moins avant de recommencer une nouvelle série sur la même base. À
d) Autre procédé. — Pace, s'inspirant du précepte de None qu'il faut « révolutionner le leucocyte », injecte d'emblée une
x VERT TS EU
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grosse dose de tuberculine vétérinaire, soit 3 gouttes, qu'il répète à plusieurs reprises à courts intervalles, dans le but de
«provoquer dans l'organisme un cataclysme » dans lequel on
peut voir soit une hyperleucocylose, soit un léger degré de
+ ménimgile, et de profiter de cette révolution organique pour
appliquer une seule et forte dose d'arséno-benzol intra-veineux. |. | ;
Morn DE Tevsseu s'est servi de la solution de tubereuline de l'Institut Pasreür pour usage médical contenant 10 milligrammes de tuberculine brute par centimètre cube dont il injecte à 4 jours d'intervalle L demi-centimètré cube, deux fois
-1 centimètre cube et deux fois 1 centimètre cube et demi.
Les auteurs russes utilisent la vieille tubereuline pure de Koch en dilution à 1 pour 9 de glycérine dont ils injectent tous les 3 jours à 8 reprises différentes, L demi-centimètre cube la première fois, puis 1 centimètre cube toutes les autres fois.
3° Par l'injection de cullures mortes
Un seul auteur s'est servi de ce procédé auquel il à à peu près renoncé d’ailleurs, c'est WaGxer, qui injecte tous les 8 jours des doses croissantes de vaccin polyvalent staphylococcique et streptococcique contenant par centimètre cube de 10 millions à 1 milliard de staphylocoques et 10 millions de strepfocoques. L'injection est faite le matin dans le tissu cellulaire
sous-cutané de la région abdominale lalérale, 4° Par Pinoculafion d'une pyrexie
Ce: sont les procédés tout récents et encore à l'étude des auleurs qui, après lâälonnements, se sont proposés de provoquer chez les paralytiques l’apparilion de maladies à haute tempéralure. IJs ont choisi dans ce but le paludisme et Ia fièvre récurrente comme étant des maladies à très haute réaction thermique et assez facilement jugulables.
Le temps matériel et les moyens de recherches nous ayant
manqué pour dépouiller tous les travaux allemands écrits au }
e. is
cours de la dernière année sur la question, nous n'ndique-
rons ici que deux techniques, celles que WercuBroprT d'une
part et Monrexs, WeyGaxp et KirscaBatu d'autre part ont / . . 27 3 2%
utilisé pour leurs premiers essais, publiés el rapportés par Pa-
GNIEZ. - Ê Procédé de Wrrcapgropr. — Il utilise la fièvre récurrente
d'Ogerurier, pour cela, il s'est servi dun virus de passage conservé depuis treize ans chez la souris au Tropen-Insütut de Hambourg et provenant de FEst-Africain. Quelques gouttes de sang, prélevées dans le cœur, étant diluées dans Ta solution physiologique el 1/2 eme. de solution imjectée sous la peau. Dans deux cas, on a lait l'injection direele d'homme à homme.- Le premier accès apparaissait G à 7 jours après lPinoculalion, la température atleignant les environs de 40° (maximum obtenu 408). Les spirochèles de la récurrente élaient nombreux dans le sang périphérique ec ils ont pu être trouvés aussi en petit nombre entre les accès.
Procédé de Munrexs, Weyeaxp el KinscnBaAum. — Ces irois médecins hambourgeots se sont servis du paludisme, ils ont de mandé le virus à des malades alleints de fièvre à {vpe lierce ou à {vpe tropical. Le sang, prélevé au bras (5 à 10 cme.) élait défibriné après addition de dextrose : l'injection faile à Ja dose de 1/2 à Ecme. de sang sous la peau. Après 8 à 12 jours d’incubalion, les accès apparaissaient : la tempéralure maxima obtenue fut de 4096. Dans certains cas, on laissa les accès se reproduire un grand nombre de fois avant d'intervenir (16 acces dans un cas), Dans la plupart des observalions, après 6 à S acces, la fièvre fut coupée par l'administration de quinine. Chez les malades injectés de « lropika », la sévérité des accès et l'abondance des parasites égalèrent telles des formes séve-
res observées dans les pavs chauds.