RÉSULTAT
comparé
dee rapprocbements précédents.
Valeur
en signe moné^
taire actuel.
Valenr es blé.
W P.Vo
Il faut se hâter de le rappeler , les dépenses auxquelles subviennent les impositions locales et spé-
DU fiOTÀUMB-uirr. 641
ciales ne prélèvent que les quatre dixièmes en viroa des deux milliards d'impôts en tous genres que paye le Royaume-Uni; et un dixième ettoore est à, déduire pour I4 dime en nature, i)ui à toute époque est une valeur réelle. Cette observation est essen^^ tielle : elle conduit à reconnaître que ceUe^ ^es impositions locale;! ou spéciales qui, en vingt années, ont subi une addition de 70 ou de 76 potir cent, ne représentent que les troift dixièmes ou près du tiers àe la somi^e totale des tributs. Toute compensation faite cependant avec ie dégrèvement obtenu sur les contributions publiques, l'élévation des taxes locales laisse encore u^ surcroit de 58 pour cent. Cette proportion est bien plus que suffisante pour couvrir les déductions dont un tiers des tributs serait susceptible;. Il teste donc démontré que, par le fait de Tadm initiation des taxes locales, le Bic^yaume-Uni, dans son ensemble, est loin d'avoir profité des dégrèvements accordés par rÉtati, et €[ue hs tributs qu'il acquitte sont définitivement supérieurs en valeur réelle k ceux qu'il payait en 181 5. S'il est vrai encore, donofme on l'a établi d'après les écrivains métaaes de la Grande^ Bretagne^ que la richesse créée annuetleitaent^ ou le revenu national actuel soit à peine rameoé k cje qu'il était alors en réalité, le surcroît d'impôts doit être d'autant plus pénible à supporter, notamment dans la campagne. C'est donc avec raison qu'un Chancelier de l'Échiquier disait à la Chambre des Cora- TOME 11. 4'.
64a COlfTBIBDTIONS , DROITS BT TAXES
munes en 1 834 ' * La gène qui pèse sur nos cam* « pagnes est bien moins l'effet des contributions « levées pour le compte du Trésor que celui des « impositions locales (i). » Ainsi se trouvaient menacées dans leur source la reproduction et la prospérité nationale.
Les funestes conséquences des vices de l'administration locale , leur origine , leurs causes , ont été signalées au Royaume-Uni dans les nombreux rapports d'enquête dont les chapitres précédents reproduisent la substance. Tous, dans leurs conclusions , s'accordent et sur l'urgence des réformes commandées pour le bien du pays, et sur les moyens de les obtenir. Des sdinS plus pressants encore, et aussi des obstacles, avaient éloigné la réalisation de voeux répétés depuis longtemps. Ces réformes sont commencées; et, depuis trois ans, l'Angleterre, l'Ecosse^ même l'Irlande , marchent sensiblement vers une régénération administrative et financière; L'œuvre commencée doit s'accomplir, mais lente? meut, sans commotion violente, sans froissement pour les intérêts privés qui devront céder à Tinter rêt de la généralité. Les gages de cette sécurité existent, de la part de la législature et du pouvoir, dans le concert qui dirige les réformes d'après les
(i) Financial statemcnt of the righthon. the Chancelier of the Exchequer (Lord Althorp) in the House of Gommons , on friday i4 f<bruary iS34-
ou ROYAUME-UIfl. 643
principes sur lesquels ont été fondés la puissance et le crédit de la Grande-Bretagne; du côté des populations, dans ce respect, dans cette soumission pour la loi existante dont elles donnent des preuves non équivoques depuis un demi-siède.