Exposé de la position financière de la province de Québec [microforme]
Discours prononcé par l’Hon, M, Robertson, en présentant le budget, le 28 Novembre 1872,
M. L'Orateur, je propose que vous laissiez maintenant le fauteuil et que la cha nbre se forme en comité des subsides,
En proposant que vous laissiez le fauteuil et que la chambre se forme en comité pour examiner les subsides qui devront être accordés à Sa Majesté pour couvrir les frais d'administration pendant l'année commençant au ler juillet prochain, je dois d’abord communiquer à la chambre quelques explications sur les recettes et les dépenses de l'exercice terminé le 80 juin dernier. Les comptes publics soumis à la chambre donneront je l'espère, tous les renseignements Gésirables sur les sources qui produisent notre revena et les objets de dépenses qui absorbent ce revenu,
Je suis heureux de constater que les recettes de l’année deruière ont excédé le chiffre anmquel je les avais fixées et que les dépenses n’ont pas atteint le chiffre des sppropriations, y compris les mandats spéciaux, pour couvrir des dépenses imprévues qui ont été payés immédiate. ment, Les recettes ont excédé ‘le $50,000 le chiffre æhquel je les avais portées et les dépenses ont été de $100,- 000 audessous du chiffre de l'estimation. (Applasdisse. ments). Le chiffre des dépenses comprend des paiements considérables faits en faveur de certains chemins de fer et pour aider les populations de certaines localités pauvres à se procuregdes grains de semence et plusieurs autres débourés qui n'étaient pas mentionnés dans le vote du budget de 1870. J'indiquerai ces déboursés à mesure qu'ils se présenteront et pour le moment je me borne à constater qu’au 80 juin dernier notre balance en caisse était de $679,809,64, et que cette balance ne se montait qu'à 659,- 085.33 au 30 juin 1871, nonobstant les dépenses imprévues que J'ai meutionnées.
RER 1 ae
nr ER
Je ne veux pas, M. l'Oruteur, entrer, comme je l'ai déjà fait en pareille occasion, dans la discussion de diverses matières d'intérêt publie, de crainte qu'on ne me FM proche de vouloir imposer mes opinions à ja chambre et mes Temäürques ne seront que des explications Sur l'état de nos finances, afin de ne pas fatiguer les honorables membres par la discussion de matières étrangères à la question qui nous occupe. J'espère que les houorables © embres voudront bien se montrer induigents, COMME lee années passées, et
j'éprouve à leur présenter
tenir compte dis difficultés que dont quelques-uns
des chiffres sous cette forme aitruyunte ‘eccret et prenant leurs bonnes dispositions 113 leur déclar Y que si jomets ue uon-
| sirubi
ner tous les renseignements et ÎS explic tions dé
k " u ce ne SCra pas pur BU VE g vouloir, mas pur IHüHqe d'ha
bileté.
Comme les années | récédentes, j'expliq serai àl» chambre que nos comptes publies ne sont que des états des rescttes et des dépenses, continués d'année en année, dans lesquels nous n'entrons pas le montant de l'acuifet du passif de la Province, TJ'actif que nous lais:ons ainsi de côté est beaucoup plus Go adérable que celui qui a produit n63 revenus jusqu’aujourd'hui . |e pussit 8+ compose de la partie de l'excédant de la dette de l’ancienne Province du Canada qui pourra nous être assignée, ainsi que des intérêts dus cet part d'excédant,—tiitis le règlement de Varbitrage entre notre Province et celle d'Ontarie,
J'indiquerai brièvemant le progrès qu'a fait set arbitrage depuis la dernière session, Les houorables membres se rappellent qu'aptès la résignation de l'arbitre nommé par le gouveruerment de Québec, M. le juge Day. les deux auires arbitres coutinuèrent la procédure et fuaement rendirent et promulguèrent une oi-chsant décision évidemment en Riveur de la Province d'Ontarlo et contraire aux intérêts de la Provinces de Québec; ils adjugèrent même à la Province d'Outario plus qu'elle ne reclamait dans le plaidoyer qu'elle leur avaitsoumis en sorte que cette Province ge trouveit à payer Lne partie de l'excédantrde dette moindre que elle qu'elle voulait payer et qu'il ‘ai était adjngé daus l'actif uu moutant plus ecnsidérable que celui qu'elle demandait, Naturellement cette décision imy osait à la Proviuce de Québec le paiement d'une parte de dette plus considérab'e que celle qui lui incombait et la privait d'une partie de l'actif une somine elle avait réellement droit. Le