‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 186 sur 203 · S 6. MACHINES A VAPEUR · texte numérisé non relu

S 6. MACHINES A VAPEUR

L'idée fondamentale de la machine à vapeur consiste à employer la vapeur dans un cylindre pour obtenir le mouvement alternatif d'un piston. A ce point de vue, la machine à vapeur moderne remonte à Papin, et date, dans ses traits essentiels, de la fin du XVII* siècle. Le cylindre de Papin lui servait à la fois de chaudière, de cylindre et de condenseur. Les perfectionnements successifs qui ont donné à la machine les qualités pratiques qu'elle possède se résument dans la séparation des diverses parties que Papin avait d'abord confondues. Savery et Newcomen commencent par séparer la chaudière du cylindre, en les réunissant par un tuyau muni d'un robinet; mais ils continuent à condenser la vapeur dans le cylindre, d'abord en l'entourant d'eau, ensuite en y faisant pénétrer, à la fin de la course du piston, une pluie d'eau froide. Leur machine rend déjà des services très-appréciés pour l'épuisement des mines. Mais Watt complète l'œuvre de ses devanciers par sa découverte du principe de la paroi froide , en vertu duquel la vapeur, pour se condenser, n'a besoin que d'être mise en libre communication avec une chambre à basse température, dans laquelle sa distillation s'opère. Il imagine le condenseur et crée ainsi le type définitif de la machine à vapeur. Préoccupé avant tout d'économiser le combustible, il découvre successivement l'influence de la détente, celle des hautes pressions, celle de la chemise de vapeur entourant le cylindre. Il substitue son parallélogramme articulé aux chaînes eni-

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