TRANSFORMATIONS DE MOUVEMENT
CINÉMATIQUE APPLIQUEE OU THEORIE DES MECANISMES.
La convenance qu’il y avait à séparer de la mécanique propre la théorie des mouvements géométriques a toujours été sentie, et, si la création de la branche particulière appelée cinématique est toute récente , l’étude des mécanismes a été depuis plus longtemps traitée à part. Cette division existait déjà en Fan ni, dans les premiers programmes de l’École polytechnique, et Monge consacrait ses quatre dernières leçons à l’étude des transformations de mouvement. Le classement des organes de machines destinés à transformer les mouvements les uns dans les autres, proposé, au commencement de ce siècle, à la fois par Hachette (1806) et par Lanz et Bétancourt (1808), 11’a pas encore été sensiblement modiGé. Le premier traité des machines, dû à Hachette, parut à peu près à la même époque (181 1).
Nous nous bornerons à jeter un coup d’œil sur les points principaux qui font aujourd'hui partie des cours.
Comme exemple de la transformation du mouvement rectiligne alternatif en mouvement circulaire continu, et de la transformation réciproque, on étudie en détail le système de la bielle et de la manivelle, d’abord par les procédés rigoureux, puis par des méthodes approximatives, qui donnent un résultat d’autant plus approché de l’exactitude que la bielle est plus longue; on ramène le mouvement oscillatoire de la bielle au mouvement de la projection sur un diamètre du bouton auquel la bielle est attachée. Le jeu de l’excentrique circulaire est compris dans la même théorie.
Le parallélogramme articulé de Watt est le plus célèbre exemple de la transformation d'un mouvement rec tilig ne alternatif en mouvement circulaire alternatif. Cette solution n’est pas entièrement rigoureuse, et entraîne la substitution d’un arc de la courbe à longue inilexion à une droite. La construction indiquée par Watt offre un véritable intérêt au point de vue géométrique.
Une autre théorie intéressante est celle du joint universel, or-