‹ Expose de la situation de la mecanique appliqueeChapitre 93 sur 186 · MOULIN A VENT · texte numérisé non relu

MOULIN A VENT

met une vitesse constante pour le vent et une vitesse de rotation constante pour les ailes du moulin. Le travail moteur total, pour les quatre ailes, est donné par une quadrature qui suppose définie la relation entre l'inclinaison de la latte sur le plan général des ailes et sa distance au centre. On peut donc chercher quelle relation il faut établir entre ces deux quantités, pour que l’intégrale du travail devienne un maximum; question qui, à un point de vue général, rentre dans celles que l’on résout à l’aide du calcul des variations, mais qui, dans ce cas particulier, est beaucoup plus simple, parce que les variables dont on cherche la relation entrent seules sous le signe intégrale, sans les coefficients différentiels de l’une par rapport à l’autre. Chaque élément de l’intégrale, en un mot, peut être rendu maximum individuellement, de sorte qu’une simple dérivation donne la relation cherchée, qui n’est autre chose que l’équation, rapportée à des coordonnées particulières, l’une linéaire, l’autre angulaire, de la surface gauche (pie doivent former les ailes.

La pratique n’admet pas entièrement celte solution , parce que la vitesse du vent est très-variable, et celle des ailes du moulin, sans l’ètre autant, n’est pas absolument constante. On règle la voilure des ailes d’après la violence du vent, de la même manière qu’on prend des ris à bord des bâtiments à voiles; mais la forme même des ailes, dans la portion où l’on conserve la toile étendue, devrait, pour satisfaire à la théorie, se modifier avec la vitesse du vent. Du reste, les petites variations de forme sont sans influence, si l’on ne s’écarte pas trop du maximum indiqué par le calcul.

Le moulin à vent, tel qu’il est généralement construit, tel qu’on l’emploie encore en Hollande et dans toutes les plaines du nord de l’Europe, doit être orienté chaque jour d’après la direction effective du vent, et réglé d’après sa force et d’après le travail que doit accomplir la machine. M. Amédée Durand a construit eu 1 836 un

des fluides, tic d’Alembert, et au traité De ( Nouveaux Commentaires de Saint-Pélers-

constructione molnrum a lut arum , d'Euler bourg , t. IV, iy5a).

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