EN REQUÊTE SONT
i. Rupture du sac de l’amnios, qui dispose l’utérus a contracter.
2‘ Rajustement d’un fort bandage sur le ventre.
3. Un tampon peut être introduit pour gagner un peu de temps ; mais il ne faut par s’y fier. Surveillez, observez avec vigilance.
4. Détachez tout placenta qui adhère dans la zone inférieure, et surveillez tonjours. S’il n’y a pas d’hémorrhagie, attendez un peu. L’utérus fera peut être sa besogne. Ceci manquant, dilatez le col par le dilatateur hydrostatique. Attendez et surveillez. Si les forces naturelles font défaut on a recours au forceps qui donne la meilleure chance à l’enfant, ou en dernier ressort passez à la version.
5. Eviter, tant que possible, tout ce qui dispose à la septicémie. Il y a quatre facteurs qui y disposent, a. Le contusionnement et autre lésions de l’utérus ; b. la rétention dans l’utérus de restes de placenta, de membranes, ou de caillots ; c. défaut de contraction de l’utérus ; d. activité d’absorption, renforcée par la perte de sang. Toutes ces causes sont réduites au minimum en suivant les principes thérapeutiques qui précèdent. Mais il y a encore des précautions spéciales. Après la délivrance, examinez le placenta avec soin pour voir s’il est entier. Si l’utérus ne se contracte pas bien, et si du sang coule surtout, injectez de l’eau chaude à 450 C. en y ajoutant un peu d’iode ou d’acide phénique, ou bien si l’hémorrhagie persiste du perchlorure de fer. Il est de plus utile de répéter les injections utérines tous les jours pendant une semaine. L’activité d’absorption indique l’usage d’un régime généreux.
Suivant cette ligne de procédés, nous suivons strictement la loi de la physiologie. Nous ne forçons pas la nature, nous l’obéissons. La littérature médicale fourmille d’exemples probants de la justesse de ces préceptes.
En somme je crois avoir démontré la liaison intime, intégrale, qui existe entre l’anatomie, la physiologie et la thérapeutique, loi qu’on ne peut violer sans tomber dans le désastre. C’est sur cette loi de solidarité que repose ma théorie et ma pratique ; et je puis ajouter mon succès clinique.
Voici la devise que je porte : “ Pius fait douceur que violence.’’
i' ig. I.- Représente un placenta prævia partiel. La matrice est divisée en trois zones par deux lignes: Ainsi, i, 2, est la ligne qui marque la borne entre Z. s et Z.e la zone supérieure et la zone équatoriale ; 3, 4, est la ligne ( Lames boundary-line J’) qui marque la borne entre la zone équatoriale, Z.e, et la zone inférieure Z.i. X est le lambeau prævial du placenta, sur lequel repose la tête.
Fig. IL — Un placenta prævia partiel d’après nature : ^ de grandeur naturelle. Le dessin montre la face interne ; le sillon ombré marque la ligne où le placenta normal attaché dans la zone équatoriale devient placenta prævia s’étendant dans la zone inférieure. Ce sillon correspond avec la ligne de démarcation entre les deux zones, et aussi avec l’équateur de la tête foetale qui reposait sur le lambeau prævial. (Voir Fig. I.)
J’ai introduit le doigt indicateur pour montrer comment se fait le décollement du lambeau prævial de la zone inférieure. 11 est intéressant de noter que la longueur du doigt est justement ce qu’il faut pour pratiquer cette opération.
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