SA
ta
(1) M. Clark, dans son ouvrage, n'indique pas par quelle méthode les forces électromotrices qui précèdent ont été déterminées, mais les moyens qu'il donne pour ce genre de détermination, supposent toujours la présence d'un élément étalon, pris comme type de comparaison. Les chiffres qui sont alors déduits, ne représentent donc que des valeurs relatives, comme celles que Ton obtient par la mélliode d'opposition de M. Gaugain, et d'après le tableau qui précède, il paraîtrait que ce serait l'élément Daniell, dont la solution excitatrice serait de l'eau acidulée au quart de son poids, qui aurait servi d'unité de comparaison. Or, comme l'unité absolue de force électro-motrice, qui est le volt, est plus faible que celle de cet élément dans le rapport de i à 0,9368, il en résulte que le chiffre qui représente celle-ci en volts doit être plus élevé que l'unité, dans le même rapport, et par conséquent doit
être représenté par g-g^ ou 1,079. Conséquemment, si on veut rapporter les
forces électro-motrices des autres éléments l'élément Daniell à eau acidulée, il faudra diviser les chiffres qui les représentent par 1,079, comme nous l'avons fait pour les chiffres de la dernière colonne.
Des différentes méthodes de détermination de la force électro-motrice des piles indiquées par M. Latimer Clark, et qui sont au nombre de 6, les deux plus simples sont celles de MM. Wiedemann et Wheatstone que nous croyons devoir rapporter.
La première consiste à mesurer l'intensité ]du courant produit par les deux piles que l'on compare, en les réunissant d'abord de manière à oe que leurs courants marchent dans la même direction, puis en les opposant l'une à l'autre, de manière à fournir un courant différentiel. Dans le premier cas on pourra poser :
r indiquant la résistance du circuit extérieur, y compris celle du rheomètre. Dans le second on aura :
et de ces|deux équations Ton tire :
La seconde méthode se rapporte un peu à celle de Ohm, que nous avons exposée page 158, mais pour éliminer la résistance intérieure des couples, toujours variable et inconnue, on commence .par noter les déviations a et 2 du galvanomètre, produites par l'une des deux piles, d'abord sous l'influence d'une résistance totale R, puis sous l'influence d'une autre résistance R + r. On en fait autant pour le second élément de pile, mais on a soin d'augmenter ou de réduire la résistance R et R + ^^ de manière à fournir les mêmes déviations a et $, et ces résistances deviennent alors R' et R' + r'.
Dans ces conditions, les intensités électriques fournies par les deux couples étant les mêmes, on peut poser:
et
R R' R-fr R'+r"
d'où Ton déduit :
(R + r)ouE'=:E— .
Nous ne parlerons pas des autres méthodes, qui sont beaucoup moins pratiques, et qu'on trouvera clairement exposées dans l'ouvrage de M. Clark, p. 91-93.
M. Clark, dans son formulaire électrique, n'indique aucune méthode pour la mesure de la résistance des couples, et n'en donne pas même les valeurs pour les
principales piles ; mais^ d'aprèsie manuel de télégraphie sous-marine de M. Ternant, il paraîtrait que ce seraient les méthodes de MM. de La Rive et Thomson^ qui seraient les plus recherchées en Angleterre.
La méthode de de La Rive consiste à mesurer l'intensité du courant produit par le couple que Ton étudie avec deux résistances différentes^ R et r, la première R étant minime et comprenant la résistance de la pile> la seconde r étant disposée de manière à œ qu^étant ajoutée à R, elle puisse rendre la déviation du rhéomètre, moitié moindre de ce quelle-était avec R. Dans ces conditions galvanométriques» on aura« en désignant par D et «2 les déviations :
proportion de laquelle on déduit :
D — d R4-r— R ^, ^ ^ dr
et comme <^ =^ Y' ^^^ valeur de R se réduit à r. il sulât donc de retrancher de la
résistance additionnelle r la résistance du rhéomètre et des ills de jonction, pour obtenir la valeur de la résistance de la pile.
La méthode de Thomson est un peu plus compliquée ; elle met à contribution le galvanomètre différentiel. On commence par faire passer le courant de la pile à travers Tun des deux multiplicateurs, et on note la déviation de Taiguille, puis on le fait passer à travers les deux multiplicateurs, de manière à ce qu'il agisse dans le même sens, et on ajoute au circuit une résistance additionnelle assez grande, pour ramener la déviation galvanométrique au degré qui avait été primitivement observé. Or, cette résistance additionnelle Représente exactement la résistance de la pile. En effet, si nous appelons n le nombre de tours de chacune des hélices des multiplicateurs et g leur résistance, rintensité observée dans le premier cas
sera ^r-r- et dans le second ^ , ^ '^ . ' et comme ces intensités sont égales, ona: R + <; R + 2^ + «'.
R + îfl' + »• = 2 (R + ^) ou r = R.
Si le multiplicateur est trop sensible pour fournir une déviation convenable, on introduit une première résistance connue, p qui est comprise dans la valeur de R, et il suffit de la déduire de r pour avoir la résistance de la pile.
Si M. Clark ne parle pas de la résistance des piles dans son formulaire électrique, on revanche il Indique cinq méthodes pour la mesurer dans son traité de la mesure électrique. L'une d'elles, fondée sur l'emploi de la boussole des sinus du des tangentes, consiste à combiner avec la pile que l'on'essaiD deux résistances du circuit telles, que l'intensité observée dans un cas, soit moitié de celle observée dans l'autre, et alors la résistance de la pile se déduit de la différence des deux résistances métalliques; une autre. est basée sur l'intervention d'une dérivation du circuit, et cette méthode n'est autre que celle que nous avons donnée page 161 ; une troisième est celle que nous avons attribuée précédemment à Thomson, et que M. Clark indique comme étant sienne ; une quatrième nécessite l'emploi d^n galvanomètre à déviations proportionnelles à l'Intensité. Enûn, la cinquième est fondée sur la variation de la tension de la pile essayée, et qu'on réduit à moitié de sa valeur primitive au moyen d'une résistance additionnelle; alors la résistance de la pile est donnée par la résistance du fil qui opère cette réduction de
moitié.
La pile la plus employée sur les Ugnes sous-marines anglaises est la pile de Minotto, dont la résistance est estimée par les électriciens anglais à 20 Ohms, soit environ SOOO mètres de notre fil télégraphique. Suivant M. Ternant, cette valeur reste constante pendant les quatre ou cinq mois durant lesquels cette pile peut être utilisée, sans qu'il soit besoin d'y apporter d^autre changement que l'addition de quelques gouttes d^eau de temps à autre. Nous sommes étonné néanmoina, qu'après les
résultats dont nous ayons parlé page 99 (déductions n* 4), on ait continué à employer des éléments aussi résistants.
Dans le premier ouvrage de M. Clark (Traité de Ui mesure électrique), les forces électro-motrices des différentes piles rapportées à celle de la pile de GrovQ représentée par iOO et à celle de Daniell représentée par i, sont :
La pile de Grore étant TepréMnié« par 100*
Pile de Grove - — Bunsen
Daniell
Smée (en activité) . .
Smée (non en activité)
Wollaston
Marié*Davy
Giilorure d'argent. . .
Chlorure de plomb . .
ao
La pila de Daniel ëtanf pri«a ponr unité.
7® Force éleciro'^oirice des amalgames les plus otydables dans les
diverses solutions acides fWheatstoneJ. .
AHALGAMB
ëe