‹ Exposé des applications de l'électricité (volume 2)Chapitre 26 sur 90 · RÉSISTANCES · texte numérisé non relu

RÉSISTANCES

de l'enveloppe isolante

sur une loncrueur

de 1 kilomètre.

Gotta -percha à. . .

Id. à. . .

! Id. à. . .

■ Caoutchouc à.. . ,

Isolant de Wray à .

holant de Hnghes à

Isolant de Radcliff à

kil. 88,385,755 ^ 12,838,350 ]^%t.

5,476,360 / -«fil 657,969,7ii V | 1= g 317,551,000 ( |-|f = '5 105,759,55i 1 ê^Z-^ 6,458,598 / "^ ^

Les enveloppes de gutta-percha ayant toujours des défauts, c'est-àdire de petites fissures par lesquelles peuvent suinter les liquides, leur conductibilité est toujours, après l'immersion des câbles, beaucoup plus grande que dans l'origine, et il en résulte certains effets électriques trèscurieux, que M. du Colombier a été à même de constater d'une façon particulière sur le cable d'Algérie. Ainsi, suivant que le câble immergé est mis en rapport avec le pôle positif ou le pôle négatif de la pile, la résistance de son enveloppe peut être augmentée ou diminuée dans une proportion énorme et variable avec la tension de la pile. D'un autre côté, l'intensité électrique au point de jonction du câble avec la pile, au

lieu d^aller toujours en diminuant dans le premier moment de la charge, comme cela doit avoir lieu, suit une marche inverse dans les deux cas. D'après les expériences de M. du Colombier, la résistance d'isolation du cable d'Algérie étant représentée par 30,000 ou 40,000 kilomètres de fil télégraphique, quand la communication du câble avec la pile était opérée au pôle positif, est tombée spontanément, par suite de sa liaison avec le pôle négatif, à 385 kilomètres avec 29 éléments ; à 418 avec 15 éléments ; à 467 avec 10 éléments ; enfin, à 510 avec 6 éléments. Ces effets tiennent vraisemblablement à ce que, sous Tinfluence des courants positifs, il se forme^ aux défauts de Tenveloppe isolante, une couche d'oxyde qui contribue à augmenter son isolement, tandis qu'avec les courants négatifs le métal reste toujours découvert.

Moyens employés pour conjurer les effets de Vinduction éleclrostatique, — Dans les applications électriques, on a plutôt à combattre qu'à favoriser les réactions d'induction électro-statique, car ces réactions . ont pour effet de déterminer des décharges secondaires qui succèdent aux courants transmis, et qui, en intervenant au milieu des effets déterminés par pes derniers, troublent toutes les actions mécaniques ou physiques qu'on voudrait obtenir. On a bien cherché à éluder ces effets contraires, en faisant en sorte d'établir une liaison directe entre le fil conducteur et l'armure influencée, aussitôt l'action du courant produite ; on a bien cherché encore à neutraliser la condensation par l'envoi de courants contraires et même par certaines combinaisons multiples de courants dont l'efficacité a été reconnue plus grande ; mais de tous ces moyens, celui qui satisfait le plus l'imagination , est le système imaginé par M. Varley en vue des communications électriques sur les câbles de très-grande longueur et dont voici le dispositif.

Imaginons un condensateur A (fig. 25) d'une très-grande surface, tel que celui de M. Varley, qui a 40 mille pieds carrés, et dont nous avons parlé page 78. Supposons que l'une des lames de ce condensateur soit mise en rapport avec un câble sous-marin CC dont le conducteur communique avec la terre en T', et que l'autre armure soit mise en rapport avecune source électrique, par exemple avec le pôle positif d'une pile P dont le pôle négatif communiquera avec la terre : sous l'influence de la charge de ce condensateur, il se produira, comme nous l'avons déjà vu, un flux d'électricité positive qui traversera le conducteur du câble sous-marin, et qui, en passant, déterminera une induction électro-statique. En même temps,

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le condensateur retiendra, à Tétat dissimulé, une charge d'électricité négative qui disparaîtra à travers le câble aussitôt que les deux armures du condensateur seront réunies, ou ce qui revient au même, aussitôt que Tarmure en rapport avec la source électrique sera mise en communication OT avec la terre. Mais cette charge d'électricité négative, en passant à travers le câble, non-seulement neutralisera la charge dissimulée de nom contraire résultant de Técoulement du flux positif, mais encore neutralisera la partie de ce flux qui ne sera pas encore écoulée et

(Fig. 88.)

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qui restera en plan ou moins grande quantité sur le conducteur ; en sorte qu'avec ce système^ la condensation se trouve détruite, et le câble déchargé pour ainsi dire instantanément au moment même où le condensateur se trouve mis en rapport avec la terre. Pour obtenir une action encore plus prompte, M. Varley adapte au câble, prës de Tarmure C, une dérivation excessivement résistante CR (plus grande encore que celle du câble) afin de décharger le fil par ses deux bouts à la fois, ce qui diminue, ainsi qu'on Ta vu page 6% la durée de la période variable. Cette disposition a encore l'avantage de compenser Texcès de tension que poorrait avoir le courant négatif sur le courant positif à l'intérieur du câble, par suite de l'écoulement partiel de ce dernier courant.

Si l'on se rappelle que la charge électro-statique des câbles est d'autant plus grande que la tension électrique qui la détermine est plus considérable et que les armures de cette espèce de condensateur sont plus développées; si on considère, d'un autre côté, que dans un câble de la longueur de celui qui relie l'Europe à l'Amérique la surface du fil conducteur représente une armure de 32 mille mètres carrés, on comprend quelle énorme charge et quelles perturbations seraient produites par l'induction électro- statique, si on n'employait pas, pour les conjurer, les moyens

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