‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 68 sur 137 · Peralta, II, p. 68 (ou 8i). — Fkrnândez, V, p · texte numérisé non relu

Peralta, II, p. 68 (ou 8i). — Fkrnândez, V, p

TRIBUS DE TALAMANCA, 1692. 155

leur mission dans la partie nord et arrivèrent jusqu'à la partie sud. »

c< Les Terrabas, les Cabécares, les Chichaguas, les Usamboros, les Cabces, les Usuros, les Mayagûes et beaucoup d'autres Indiens, appartenant tous à différentes tribus, quoique ayant des rites peu distincts l'un de l'autre, étaient plongés dans une foule d'erreurs diaboliques et vivaient dans ces montagnes sans connaissance de la loi évangélique et dans les erreurs barbares de l'idolâtrie*. »

139. A Fray Antonio Margil succédèrent Fray Francisco de San Joseph, Fray Pablo de Rebullida, Fray Antonio de Andrade et bon nombre d'autres qui parvinrent à décider les Indiens à se fixer dans des villages et à vivre en communauté politique.

C'est à eux que l'on doit la translation de quelques Indiens de Terrebe, habitant les rives du Rio-de-la-Estrella (aujourd'hui Tilorio ou Changuinola) dans le voisinage de Boruca, sur les versants de la mer du Sud, à l'endroit où se trouve aujourd'hui le village de Terraba, fondé par ces missionnaires.

Ils catéchisèrent les ChangueneSj les Baraces et les Tojares et fondèrent divers villages, comme ils le rap-

1. Peralta, Costa Rica y Colombia, II, p. 78 (ou 94). — EspiNosA, El pevegvino septentrional Atlante y Valence, 1742, chap. XIII et xvii.

iU EXPOSÉ DE COSTA-RICA.

portent longuement dans le récit de leurs travaux apostoliques.

140. Dans la lettre de Fray Pablo de RebuUida et de Fray Francisco de San Joseph datée de Cartago le 4 mai 1699 et adressée au président et capitaine général de Guatemala, il est dit :

« Dans cet intervalle (d'octobre 1697 à celte date), mon compagnon resta parmi les Changuenes, où il baptisa mille six cent cinquante personnes de tous sexes et de tous âges, et il y en a encore plus de deux mille autres qui parlent la même langue, que nous connaissons ; et en comprenant les Indiens dont j'ai parlé dans le rapport que j'ai fait à Votre Seigneurie et qui ont été baplisés tant par nous que parlesdits pères Fi'ayMelchor et Fray Antonio, il y a sept mille quatre cents personnes appartenant toutes à la juridiction de cette province de Costa-Rica, comme le prouve la real cédula qui se trouve aux archives de la ville de l'Espiritu-Santo-de- Esparza*. »

141. Dans le mémoire qu'ils adressent à cette autorité, ils demandent qu'il leur soit accordé une escorte de trente hommes sous le commandement d'un chef pour retourner à l'île de Toja et chez les Changuenes^

i. Fernandez, V, p. 584. La real cédula dont parlent les missionnaires est la capitulation du Pardo du l®*" décembre 1573.

TALAMANCA, 1700. 155

alléguant que « toutes ces tribus et plus de deux mille Indiens qu'il reste encore à baptiser de cette tribu de ChangueneSy se trouvent comme il est avéré en dedans des frontières de cette province de Costa Rica* ».

L'audience siégeant comme junte des finances (junta de real hacienda) accéda à la demande des missionnaires par arrêté du 20 juillet 1700, en vertu duquel le président don Gabriel Sanchez de Berrospe ordonna au gouverneur et capitaine général de Costa-Rica de tenir prôts les trente soldats demandés par les missionnaires, en leur donnant pour chef le mestre de camp don Miguel de Echevarria et à son défaut le capitaine don Juan de Bonilla.

Dans la commission du président de l'audience on lit ces mois : « les Changuenes de la Talamanca dans la province de Costa-Rica* ».

142. Le gouverneur de Costa-Rica, don Francisco Serranode Reyna, par commission du 30 octobre 1700, nomma don Rafaël Moximes Fajardo lieutenant-gouverneur et capitaine général de la vallée de Matina, SuerrCj rio de la Revcnlazon et du district de Tierra- Adentro et des autres ports de la côte du nord de cette province jusqu'à la baie de VAlmirante « pour

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