‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 12 sur 58 · Acad, de méd., 6 octobre 1888 et 22 novembre · texte numérisé non relu

Acad, de méd., 6 octobre 1888 et 22 novembre

des lésions moins graves que celles produites par des cultures non stérilisées. L’acide fluorhydrique semble donc atténuer la virulence du bacille.

lodoforme. — L'iodoforme présente des qualités anti-bacillaires plus grandes que l’acide fluorhydrique. Dissous dans l'huile, il tue le bacille en trois jours, suspendu dans la glycérine en quatre jours, à l’état sec en trois semaines seulement (Troje et Tangl) (4).

Acide borique. — Gaucher put arrêter l’évolution tuberculeuse chez des lapins au moyen de l'acide borique.

Acide sulfhydrique. — Niepce prétend avoir diminué la virulence des cultures en les soumettant à l’action des eaux d’Allevard. Des lapins et des cobayes inoculés ensuite n’ont pas présenté de lésions. Tous les expérimentateurs n’ont pas obtenu des résultats aussi favorables.

Créosote. — La créosote fut étudiée avec soin par Bouchard et Guibert, qui la tirèrent de l'oubli où elle était tombée. Ces auteurs empêchèrent le développement du bacille dans du bouillon peptonisé et glycériné au moyen de 0,80 pour 1000 ; 0,50 pour 1000 suffisent dans le sérum gélatinisé de Koch ; 0,062 pour 1000 apportent déjà un retard considérable à la culture (Guttmann). Bouchard démontra que l’injection quotidienne de 0 gr. 25 de créosote arrête l’inoculation de la tuberculose

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