Acad. de méd., 2 août
2, Bouchard, Thérap. des maladies 1nf., p. 268.
Re
utiliser la lutte des deux microorganismes. Manfred expérimenta la culture du termo-bacille sur des animaux et vit qu’ils n’en étaient pas incommodés. Aussi l’auteur put-il chez un tuberculeux, présentant des cavernes en voie de formation, instituer le traitement suivant : pulvérisations quotidiennes de gélatine liquéfié contenant une culture pure de thermo-bacille additionnée de jus de viande. Les bacilles disparurent des crachats et l'état général et local s’améliorèrent. Ce mode de traitement employé une fois a fait peu d’adeptes.
Jugement de M. le professeur Bouchard porté sur les pulvérisations et les inhalations. — Bouchard (1) s’exprime ainsi au sujet des pulvérisations et des inhalations :
« J’estime, d’une façon générale que les moyens «extérieurs sont insuffisants dans une maladie € aussi profonde; on peut arriver peutètre à modi- « fier les produits de l’effritement du poumon ; mais « ce qui importerait, ce serait d'agir dans l’épais- « seur du parenchyme même, au sein des tissus « où les tubercules en pleine virulence opèrent « leur marche extensive, et non sur les détritus « de tubercules ramollis qui ne sont plus nuisi- « bles, puisqu'ils sont déjà hors de l’organisme. « Toutes ces pulvérisations réalisent peut-être « l’antisepsie de surface, mais cessent d’avoir la « même action à un dixième de millimètre au-des-