‹ Exposé des poursuites vexatoires et autres persécutions exercées par le gouvernement britannique et par nombre d'individus dans le but de perdre le comte de Stirling et de le dépouiller de ses droits légitimes [microforme]Chapitre 32 sur 44 · TIREES D'ARCHIVES PUBLIQUES ET D'AUTRES SOURCES AUTHENTIQUES · texte numérisé non relu

TIREES D'ARCHIVES PUBLIQUES ET D'AUTRES SOURCES AUTHENTIQUES

PRÉFACE

Sir WiLLiAM ALEXANDER, premier Comte de Stirling, obtint, en Septembre 1621, une Charte Royale portant concession en sa faveur d'une vaste 6tendue de pays, sous le nom de Nouvelle-Écosse, en Amérique, qu'il entreprit de coloniser. Cependant la malveillance a prétendu que, postérieurement À la date de cette charte, le territoire de la Nouvelle-Ecosse fut cédé à la France par un traité, et qu’ainsi toutes les concessions faites à Sir William Alexander ou autres, ont dû s’éteindre, et n'ont pu revivre, quand la province fut rétrocédée ; ou, que, s’il a jamais obtenu possession, il s’en est trouve depouillé complétement et à jamais, par le fait de ses vropres actes.

Ces deux hypothèses, bien que fort éloignées de la vérité et très différentes entr'elles, ont été saisies avec empressement, et il faut l'avouer, avec une apparence de raison. Un historien avance que par le traité de St Germain, “ Le Roi Charles abandonna aux Français tout le Canada et la “ Nouvelle-Fsosse, avec le Port-Royal et le Cap-Breton.* De plus, l'agent des “irts-Unis, dans la conférence avec les Commissaires Anglais, en exécution du traité de Gant, du 24 Décembre 1814, soutint que, par le traité de paix de St Germain, le Roi avait cédé toute “ l'Acadie aux Fran- “ cais.”f |

* Prince.

+ Memorial of Agent of the United States, Foreign Office, London; and Secretary of States Office, Boston.

PRÉFACE

Mais ceux qui soutiennent cette hypothèse, ont omis d'expliquer comment le Roi Charles acquit ses droits sur le territoire de la Nouvelle-Ecosse, de manière à pouvoir abandonner ce pays aux Français; ou bien, comment, voyant que la Nouvelle-Ecosse appartenait véritablement à Sir William Alexander et non pas au Roi, on a pu admettre la possibilité d'une cession valable faite par un traité dans lequel Sir William Alexander n'a pas été partie.

En second lieu, et comme pour sortir du dilemme que présente la théorie que nous venons de mentionner, un autre historien avance que Sir William Alexander “ aliéna sa patente et son gouvernement en l’année 1630, au “ profit de la couronne de France, et qu'en vendant sa patente au Roï de “ France, il concéda à Monsieur de Latour tout le pays de l'Acadie et “ de la Nouvelle-Ecosse.”*

Cette supposition à au moins le mérite d'être d'accord avec le fait, que Sir William Alexander ne cessa pas de conserver son droit de propriété sur la Nouvelle-Écosse. Mais au reste, il n'existe rien qui autorise à dire que, de telle manière, ou à telle époque, en 1630, ou après, il ait renoncé à sa patente. Au contraire, cette assertion se trouve détruite par diverses circonstances d'une évidence réelle; mais l'exposé correct et exact de ces circonstances semblait exiger des détails longs et minutieux. On a évité, en grande partie, toute discussion de controverse sur les opinions opposées; mais quant à ce qui est avancé par le dernier auteur cité, il est bon de remarquer que l’on suppose qu'il avait appris de quelque manière, que Mons. de Latour avait obtenu une concession qui avait rapport à la Nouvelle- Ecosse; et il est certain que cette personne obtint une concession de terre dans ce pays; mais ce fut de Sir William Alexander. On trouvera dans l'appendice, copie entière de cette concession.f

Enfin, le lecteur voudra bien porter son attention sur la description des concessions faites à Sir William Alexander, comme la donne D’Anville, ce

‘ * L2 . à L] LA e. al géographe Français si exact, dans sa grande Carte de l'Amérique Septentrionale, publiée en 1755, ainsi que le mémoire qui s’y rapporte. “ La “ Nouvelle-Ecosse usurpée par les Français en 1603,—ceux-ci chassés par

* Sullivan, p. 174. + No. XIX.

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PREFACE

‘ Argal en 1613; concédée en 1621 à Sir William Alexander; et les li- “ mites étaient le fleuve St Laurent au nord, et à l'ouest, Ste Croix. Par “une seconde concession, en 1635, elle s'étendit jusqu'à la rivière de Kenc- * bec, de manière à comprendre la Nouvelle-Écosse et l'Acadie.” De là il résulte incontestablement que lassertion par laquelle on prétend qu'en l'année 1630, Sir William Alexander aliéna ou vendit sa patente, doit tomber comme dénuée de fondement; car comment aurait-il eu besoin d'une concession en 1685, pour agrandir un pays dont il aurait déja disposé ? L'exposé succinct du premier établissement dans le Canada a été pris. en grande partie, de l'article de l'Encyclopédie d'Edimbourg, comme avant

paru à la fois le plus exact et le plus détaillé sur cette question.

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